Cap Océan, la vitrine brestoise du Campus mondial de la mer
Pascale Paoli-Lebailly, à Rennes

Cap Océan
Panoramic Bretagne
Pascale Paoli-Lebailly, à Rennes

Cap Océan
Panoramic Bretagne
Avec Cap Océan, le Campus mondial de la mer, de la recherche et de l'innovation maritime a définitivement levé l'ancre. Construit sur le site du Technopôle Brest-Iroise qui porte le projet et anime aussi la French Tech Brest Tech+, ce bâtiment totem a été inauguré mi-avril. Concrètement, il donne ainsi corps à ce réseau qui réunit des universités et écoles d'ingénieurs (UBO, IMT Atlantique, ENSTA..), des entreprises (Sabella, Naval Group, Thalès, CLS Brest...), des établissements de recherche nationaux, comme l'Ifremer qui installera son siège à Brest en 2019, et des collectivités territoriales.
Alors que la Bretagne s'affiche comme la première région pour la pêche, pour les sciences et technologies de la mer, et pour les biotechs marines, le Campus mondial de la mer, dont la première assemblée générale remonte au 22 mars dernier, a été créé dans l'optique de mieux valoriser les ressources bretonnes dans ces domaines. Point de ralliement d'une communauté scientifique, entrepreneuriale et industrielle, le campus rassemble 28.000 emplois en Finistère (700 chercheurs).
Pour aider à fédérer les acteurs scientifiques et économiques de cette communauté, le bâtiment totem Cap Océan jouera un rôle de "réseau des réseaux". Conçu comme un espace d'animation, de services et de valorisation des projets, il a aussi pour objet de développer la notoriété du Campus mondial de la mer au plan national et international. D'un budget de 3,7 millions d'euros, Cap Océan a été financé à hauteur de 1,3 million d'euros par la région Bretagne, 1 million par Brest métropole, 500.000 euros par l'État et 330.000 euros par le département du Finistère.
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[François Cuillandre, président de Brest Métropole, lors de l'inauguration de Cap Océan, en avril 2018. Photo : Damien Goret]
[Dans les bureaux du bâtiment totem de Cap Océan. Photo : Damien Goret]
Et d'ajouter :
Via l'équipe de Cap Océan, le campus propose une offre de services répondant à cinq missions. Outre l'observation et la veille, il s'agit aussi de contribuer à la création de synergies et à l'émergence de projets, de favoriser l'accueil des chercheurs, des actifs et des porteurs de projets, de permettre de partager les savoirs sur les sciences et technologies de la mer, et enfin de promouvoir et de faire rayonner la communauté.
Plusieurs actions ont ainsi déjà été engagées. Un observatoire des sciences et technologies de la mer, fondé sur une cartographie de la communauté Campus mondial de la mer et des éléments factuels pour mieux se situer à l'échelle nationale et internationale est en développement, de même que la mise en place d'une plate-forme collaborative recherche-entreprise dont le bureau se trouvera au pôle numérique Brest-Iroise.
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Au-delà du partage des savoirs et des synergies mises en oeuvre par les acteurs de l'économie bleue, et de l'accueil d'événements phares, le Campus mondial de la mer disposera aussi d'une vitrine grand public (budget 9 millions d'euros), destinée à renforcer l'offre culturelle du territoire à destination des habitants et des touristes.
Projet phare du Pacte métropolitain d'innovation, un Pôle des excellences maritimes ouvrira ainsi en décembre 2019 sur le site des Ateliers des Capucins à Brest. Pendant technique et technologique d'Océanopolis, le parc marin dédié au monde du vivant, cet espace muséographique de 1.400 m² donnera à voir et à comprendre les avancées qui ont jalonné l'histoire de la recherche et de l'innovation maritime (ressources, navire du futur...). Il sera tourné vers l'innovation et le numérique, et proposera notamment des outils de médiation reposant sur des dispositifs interactifs et immersifs (réalité augmentée). Cet espace de culture scientifique aura pour porte d'entrée une dimension historique liée au passé naval de Brest et des Ateliers, puisqu'il accueillera le canot de l'Empereur, mis à disposition par le Musée national de la marine à partir de fin 2018.
Ce volet grand public sera aussi composé d'un Oceanolab, espace dédié à l'expérimentation en écologie marine, et installé à partir de Pâques 2018 à Océanopolis.
Par Pascale Paoli-Lebailly,
correspondante pour La Tribune en Bretagne
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