Pourquoi la Bretagne veut installer 1.000 agriculteurs par an
Pascale Paoli Lebailly
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Première région agricole française, la Bretagne comptait cet été près de 26.000 exploitations.
Andrew Stawarz / Flickr / CC BY ND 2.0
La Région a lancé le 18 octobre à Lorient les états généraux de l’installation et de la transmission dans le secteur agricole. Cette concertation dont le travail durera plus de six mois vise à préparer un grand plan breton pour assurer le renouvellement des générations au sein des exploitations et répondre à l’objectif de 1.000 installations par an d’ici à 2028. L’avenir de la filière est en jeu avec, à la clé, l’ambition de l’orienter vers l’agroécologie.
Une exploitation bretonne sur deux aura besoin d'un repreneur dans les 10 ans. La Région Bretagne accompagne déjà deux-tiers des 750 installations annuelles, dont un tiers en agriculture biologique, mais veut amplifier le mouvement.
Pour répondre à l'objectif de 1.000 installations par an qu'elle s'est fixée pour 2028, la collectivité a lancé le 18 octobre à Lorient les états généraux de l'installation et de la transmission. Cette large concertation régionale dont le travail commun durera plus de six mois a pour but de préparer un grand plan breton destiné à assurer le renouvellement des générations au sein des exploitations. Associant toutes les parties prenantes de l'installation et de la transmission (collectivités, coopératives, syndicats, organismes de formation, banques, SAFER...), elle doit aboutir à une feuille de route concrète pour l'été 2022.
Les mesures mises en œuvre seront concomitantes avec l'entrée en vigueur de la nouvelle politique agricole commune (PAC), fixée au 1er janvier 2023.
Conserver la densité des exploitations
« L'installation est majoritairement liée à la transmission d'activité qui est la meilleure façon de développer la transition agroécologique de l'agriculture bretonne », a insisté Loïg Chesnais-Girard, le président de Région Bretagne lors de cette matinée.
« Le modèle agricole breton est fondé sur des exploitations familiales.Aujourd'hui moins de quatre exploitations sur dix sont reprises. Si nous ne trouvons pas une nouvelle dynamique à l'installation, nous risquons de tendre vers une extension trop forte des exploitations. »
En Bretagne, la superficie moyenne des fermes est de 60 hectares contre 80 hectares au niveau national. Or, lorsque les fermes deviennent trop grandes, la reprise s'avère difficile voire impossible en raison du coût du foncier.
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Souhaitant éviter une « financiarisation » de l'agriculture, le Conseil régional estime que la densité des fermes en Bretagne reste un atout pour la région.