Rennes confirme sa place dans la cybersécurité
Pascale Paoli-Lebailly

Photo d'illustration. L’écosystème rennais dédié à la cybersécurité a augmenté de 20 % depuis deux ans.
iStock
Pascale Paoli-Lebailly

Photo d'illustration. L’écosystème rennais dédié à la cybersécurité a augmenté de 20 % depuis deux ans.
iStock
À Rennes, l'écosystème de la cybersécurité se structure et représente déjà 3.400 emplois directs, trois quarts dans le privé, un quart dans le domaine militaire. Selon une étude d'Audiar, agence d'urbanisme et de développement de l'agglomération rennaise, publiée en novembre, cet écosystème est « en très forte progression », de plus de 20 % par an depuis deux ans.
Le territoire dispose notamment d'une implantation de centres militaires d'excellence (DGA, maîtrise de l'information, ComCyber, commandement de la cyberdéfense, Comsic-ETRS, École des transmissions), de la présence d'acteurs économiques majeurs comme Orange Cyberdefense, Thales ou Airbus CyberSecurity et d'un tissu d'une douzaine de startups qui prend appui sur ces deux piliers. D'Altran Technologies (276 emplois) à Secure-IC (23 emplois) et Woleet (10 emplois), 70 entreprises représentent un total de 2.600 emplois, auxquels s'ajoutent 800 emplois publics.
À lire également
Dans ce secteur qui fait face à la pénurie d'experts, la formation et la recherche académiques jouent un rôle clé. Actuellement, 200 étudiants sont en formation dans le bassin rennais, qui compte aussi 150 chercheurs spécialisés et très connectés au monde industriel. Entre 2006 et 2019, 41 brevets ont été déposés par des entreprises comme Acklio, Cailabs ou Orange. Sous dix ans, ce sont 580 étudiants qui sortiront des écoles, notamment de la CyberSchool, qui sera ouverte pour la rentrée 2020. Prise au sens large, la cybersécurité est enseignée auprès d'un millier d'étudiants.
Pascale Paoli-Lebailly
Nucléaire : en Isère et dans l'Ain, élus et acteurs économiques favorables à de nouveaux EPR2
Logements : les chefs d'entreprise font face à la pénurie dans la Sarthe
Strasbourg : ce que les patrons attendent de la méthode Trautmann
Renault, Tesla, Hyundai : les robots humanoïdes actent « une révolution industrielle » dans l'automobile