Rennes : la Novosphère dissoute dans la French Tech

Pascale Paoli-Lebailly, à Rennes

Pascale Paoli-Lebailly, à Rennes
La labellisation French Tech de Rennes Métropole en décembre dernier remet à plat l'organisation des ressources liées à la promotion de l'innovation et du territoire et rend caduc un autre dispositif existant. D'ici à quelques mois, la marque Rennes la Novosphère, initiée à grand renfort de communication il y a trois ans, n'existera plus.
Outil de marketing et association de partenaires incluant Rennes Métropole, la CCI de Rennes, les universités Rennes 1 et 2, et aussi la technopole Rennes Atalante, Rennes la Novosphère assurait la promotion de l'innovation du territoire rennais et le rayonnement, via le web et les réseaux sociaux, de son écosystème. Son action passait notamment par la détection de projets innovants dans des domaines aussi divers que le numérique, l'économie, le social, l'environnement, la culture.
Au travers d'un processus de labellisation, ces projets bénéficiaient ensuite d'un accompagnement en communication (web, vidéos en français et en anglais). Quelque 35 projets, soit un tiers dans le domaine du numérique, un tiers dans le champ économique, et le reste dans les registres de l'innovation sociale, environnementale et culturelle, ont été labellisés.
Rennes La Novosphère, dont le dernier comité de labellisation remonte à février 2014, a ainsi pu contribuer à la commercialisation d'Algo, la première peinture naturelle à base d'algues bretonnes, voire à l'acquisition de la plate-forme de crowdfunding solidaire Octopousse par le site de financement Ulule.com.
« Depuis l'an passé, et dans l'optique de la candidature de Rennes à la French Tech, la question se posait de savoir comment pourraient s'articuler les différents dispositifs » reconnaît Florent Vilbert, déjà ex-directeur de Rennes la Novosphère et tout nouveau directeur de la communication de la French Tech Rennes.
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L'obtention de la labellisation French Tech par Rennes et Saint-Malo a été l'occasion de réflexions supplémentaires sur les moyens consacrés à cet enjeu d'attractivité.
Souhaitant « redéfinir leurs priorités et rationaliser leurs moyens », les différents partenaires membres fondateurs de l'association Rennes la Novosphère ont donc tranché le 20 mai dernier.
Pour « proposer une organisation différente des ressources de ce projet partenarial », le conseil d'administration a décidé que son dispositif de promotion rejoindrait dès à présent la « dynamique de la French Tech ». Les 400 000 € de subvention seront en partie réaffectés à la French Tech Rennes, qui doit lancer son site internet la semaine prochaine.
Concrètement, Rennes la Novosphère ne sera plus animée à compter du 31 mai, et la marque disparaîtra le 31 décembre avec la fermeture de son site internet.
Rennes Métropole réfute l'idée de laisser les porteurs de projets en rase campagne, mais dans la période de transition qui s'ouvre, ceux-ci ne disposeront plus d'une offre de service équivalente à celle mise en œuvre par la Novosphère.
Il espère d'ailleurs que la nouvelle dynamique touchera aussi les secteurs qui n'ont pas encore intégré le numérique.
La promotion de l'innovation dans les autres domaines, ceux que le numérique ne concerne définitivement pas, continuera d'être assurée par les différents acteurs concernés : RennesMétropole, Destination Rennes (tourisme, affaires), CCI Rennes (économie), universités....
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Justifiant la décision du conseil d'administration, Emmanuel Couet, président de l'association et président de Rennes Métropole, estime que cette ultime étape du projet Rennes la Novosphère « va dans le sens d'une plus grande efficacité ».
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