Rennes ouvre ses portes à la French Tech

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C'est sur quelques étages de la tour de la Mabilais, que la French Tech Rennes implantera son futur site Totem. Cet ancien bâtiment de France Telecom, construit dans les années 1970 et réhabilité en 2010 sous le nom New Way Mabilais,  est notamment célèbre pour sa soucoupe volante, qui culmine à 30 m du sol.
C'est sur quelques étages de la tour de la Mabilais, que la French Tech Rennes implantera son futur site Totem. Cet ancien bâtiment de France Telecom, construit dans les années 1970 et réhabilité en 2010 sous le nom New Way Mabilais, est notamment célèbre pour sa soucoupe volante, qui culmine à 30 m du sol. (Crédits : J. Mignot / Rennes Métropole)
Le déplacement vendredi à Rennes de la secrétaire d’Etat au Numérique Axelle Lemaire, dans le cadre de l’attribution du label French Tech, a donné l’occasion à la métropole de présenter plusieurs projets innovants. La French Tech rennaise, qui associe Digital Saint-Malo, se concrétisera prochainement avec le recrutement d’un délégué général et l’aménagement du bâtiment Totem New Way Mabilay.

La tradition d'innovation de Rennes Métropole dans le domaine des télécoms et des réseaux a fortement contribué à l'obtention du label  de labellisation French Tech. C'est donc naturellement sur quelques étages de la tour de la Mabilais, que la French Tech Rennes implantera son futur site Totem. Cet ancien bâtiment de France Telecom, construit dans les années 1970 et réhabilité en 2010 sous le nom New Way Mabilais,  est notamment célèbre pour sa soucoupe volante, qui culmine à 30 m du sol. Pour Axelle Lemaire, la secrétaire d'Etat au Numérique, qui effectuait vendredi son premier déplacement à Rennes depuis l'obtention de la labellisation par la métropole, c'est « l'effet wow garanti ».

D'ici à quelques mois, le bâtiment proposera un éventail de services pour les entreprises (hébergement et coworking, soutien, couveuse à start-up, incubateur...). « Le bâtiment Totem deviendra le centre de gravité de l'écosystème numérique rennais, a souligné Emmanuel Couet, président de Rennes Métropole. Environ 20 start-up seront accompagnées et bénéficieront de plus de 150 événements par an. » L'élu a également confirmé le recrutement au premier trimestre 2015 d'un ou d'une  futur(e) délégué(e) général(e). Sa mission : mettre en place un pilotage économique de l'écosystème, avec l'objectif de renforcer la dimension entrepreneuriale et la vocation business du numérique.

Actuellement, 600 emplois net sont créés à Rennes chaque année dans cette filière qui compte 1 000 entreprises et 20 000 emplois, mais la French Tech Rennes vise un niveau de 1 000 emplois créés par an pendant 10 ans. Elle se pose notamment l'enjeu de synchroniser les liens entre les dispositifs d'accompagnement afin de proposer un parcours sur-mesure à la centaine d'entrepreneurs soutenus chaque année. Son Pass French Tech, dont la société Secure IC (sécurisation des objets connectés) est la première à bénéficier, doit donner un coup de pouce aux start-up du territoire.

Ce soutien et cette mise en réseau seront financés grâce aux nouveaux moyens alloués par le budget 2015 de l'agglomération, qui sera voté le 18 décembre. Ils ne passeront toutefois pas par des subventions.

Digital Saint-Malo : le point bonus

Au cours de sa visite, Axelle Lemaire a pu « constater la vitalité et la richesse du territoire », ainsi que la dimension collaborative du projet French Tech Rennes. L'atout bonus de la labellisation est en effet la collaboration affichée avec Digital Saint-Malo, une association créée il y a 18 mois et qui réunit 60 entreprises de la côte d'Emeraude. Les passerelles numériques devraient accélérer les relations jusqu'alors un peu distendues entre les deux villes. « Saint-Malo, qui est notamment à la pointe du mouvement Maker, avec le Fabshop,  a contribué à la robustesse du dossier » s'est félicité Claude Renoult, le maire de la ville.

Rappelant que l'An 2 de la French Tech (2015) serait celui de « l'open innovation » afin de trouver de la croissance, créer des emplois, accroître les relations avec les grands  groupes et rendre le pays attractif, Axelle Lemaire a rencontré une vingtaine de sociétés dont AMA (jeu vidéo), Deltadore (gestion d'énergie, sécurité), Exhalia (marketing olfactif) Happy Blue Fish (édition digitale),  Korben (commerce en ligne).

Innovations technologiques, E-inclusion

Ce petit noyau d'entreprises était destiné à montrer la diversité de l'écosystème rennais et malouin.

«  Les innovations sont autant technologiques, que servicielles ou sociales (e- inclusion, fablab, espaces publics numériques dédiés aux populations précaires.) a résumé la ministre.  La transformation numérique du territoire est aussi très bien accompagnée par différents lieux d'accueil (incubateurs, accélérateurs, cantine...) et montre une grande capacité à fédérer. Or cette démarche n'existe pas toujours. Saint-Malo a notamment développé une filière industrielle dans l'impression 3D. En associant deux villes, un écosystème n'est pas refermé sur lui-même, il est plus propice à l'innovation. »

Alors que Rennes a été un exemple pour d'autres villes dans l'utilisation des données publiques, la métropole tisse aussi depuis 2011 des liens de coopération spécifiques avec Québec et Montréal. Une convention d'affaires baptisée Opportunités digitales s'est d'ailleurs tenue en octobre dernier.

Vendredi, Rennes Métropole a donc soumis l'idée d'inviter toutes les métropoles labellisées de la French Tech lors d'un grand événement numérique et fédérateur de ce type. La ministre franco-canadienne n'a pas dit non.

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Commentaires
a écrit le 12/12/2014 à 14:25 :
Rennes doit attirer aussi les grandes entreprises non présentes sur le territoire (ex : faire venir des salariés Ubisoft). Mais Rennes manque de rayonnement (du à sa situation géographique) et ne communique pas assez vers l'extérieur. Elle doit prendre exemple sur Nantes, ville qui lui ressemble le plus (ex : développer l'aéroport)

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