Régionales : le scrutin s'annonce serré dans les Hauts-de-France
Gaëtane Deljurie, à Lille
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Si le président sortant, Xavier Bertrand (à gauche), soutenu par la droite, est donné gagnant dans les sondages, il est talonné par le candidat du Rassemblement national, Sébastien Chenu.
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RÉGIONALES. En Hauts-de-France, le scrutin va se jouer entre Xavier Bertrand, président sortant et également candidat aux élections présidentielles de 2022, et son challenger du Rassemblement national, Sébastien Chenu. Retour sur les listes en présence, leurs programmes et aussi les scénarios possibles.
Déclaré officiellement candidat à l'élection présidentielle, Xavier Bertrand, 56 ans, brigue donc un second mandat à la tête du conseil régional des Hauts-de-France. L'ancien maire de Saint-Quentin se présente cette fois-ci sous une étiquette divers droite puisqu'il a quitté Les Républicains en 2017.
Son slogan de campagne ? « Se battre pour vous », avec toujours comme priorités l'emploi, la formation, l'entrepreneuriat (avec par exemple le financement, sous conditions de ressources, de 90% du permis de conduire des jeunes qui entament une formation) mais aussi la sécurité (équipements des polices municipales, vidéo-protection dans toutes les gares de la région) et le ferroviaire (lancement du barreau Picardie-Roissy, ouverture à la concurrence des TER, arrivée du train à hydrogène).
Xavier Bertrand a listé d'autres infrastructures prioritaires comme la route nationale 2 reliant Paris à la frontière franco-belge, le Canal Seine Nord déjà lancé, le développement de la fibre et la création de maisons de santé.
Adversaire de taille
Si l'ancien ministre de Nicolas Sarkozy est déjà annoncé comme favori d'après les sondages (crédité dès novembre dernier de 33% des voix dans notre sondage IFOP-Europe 1-La Tribune et de 35% des intentions de votes au premier tour selon un sondage Ipsos SopraSteria pour France Bleu et France 3 réalisé fin avril), il devra quand même affronter un adversaire de taille : le Rassemblement National.
Le parti d'extrême-droite est en effet crédité de 30%-31% d'intentions de vote, selon les récents sondages. Un chiffre à mettre en perspective avec les précédentes élections de 2016, où le Parti socialiste, mené par Pierre De Saintignon, avait dû se désister au second tour pour faire barrage à Marine Le Pen (qui avait alors totalisé 40,64% des voix au premier tour et 42.23% au second tour).
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Front républicain
Ce front républicain contre l'extrême-droite avait évité une triangulaire tout en permettant l'élection de Xavier Bertrand. Sauf que pour cette élection, le président sortant ne veut pas entendre parler d'une alliance républicaine entre les deux tours... Il s'appuie peut-être sur sa notoriété, puisqu'il affrontera cette fois, non pas Marine Le Pen, présidente du Rassemblement National, mais son porte-parole, Sébastien Chenu, 48 ans, conseiller régional depuis six ans. Cet ancien membre de l'UMP avait rejoint le parti d'extrême-droite en décembre 2014.