Brexit : l’Île-de-France veut faire venir les chercheurs britanniques à Saclay

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La campagne, intitulée Paris-Saclay Calling et surtitrée Rock your career, est clairement un clin d’œil au tube London Calling des Clash.
La campagne, intitulée "Paris-Saclay Calling" et surtitrée "Rock your career", est clairement un clin d’œil au tube "London Calling" des Clash. (Crédits : CD91/CPR/CRIDF)
La région-capitale va lancer dès lundi 3 février une campagne de communication sur LinkedIn pour cibler 170.000 scientifiques de Grande-Bretagne.

A quelques heures du Brexit, qui interviendra ce vendredi 31 janvier, Valérie Pécresse veut, encore et toujours, montrer que la région Île-de-France est la meilleure du monde en matière d'attractivité. Après l'avoir fait pour la finance depuis le référendum du 23 juin 2016, la présidente (Libres !) du conseil régional a décidé de dérouler "le tapis bleu blanc rouge" aux chercheurs de Grande-Bretagne.

170.000 personnes ciblées

"Paris-Saclay est une marque mondiale", a renchéri le président (LR) du conseil départemental de l'Essonne François Durovray. "Les grandes écoles, les universités, les centres de recherche et développement... Tous m'ont confirmé qu'ils ont connaissance de chercheurs avec qui ils auraient intérêt à renforcer les liens."

Dès lundi 3 février et pour une durée de trois semaines, un punk qui regarde au microscope va donc atterrir sur le réseau social professionnel LinkedIn pour cibler près de 170.000 personnes susceptibles de venir s'installer en France. La campagne, intitulée "Paris-Saclay Calling" et surtitrée "Rock your career" (fais bouger ta carrière), est clairement un clin d'œil au tube "London Calling" des Clash. "Saclay, c'est aussi rock'n'roll que Londres !" justifie Valérie Pécresse.

Déjà une dizaine d'offres d'emplois disponibles

Concrètement, cette image sera en lien avec le site Internet de l'association spécialisée Science Accueil qui accompagne les scientifiques français et internationaux arrivant en Île-de-France. La plateforme présentera tous les partenaires de l'opération - CEA, CNRS... -, les formations dispensées ainsi que les offres d'emplois disponibles.

"On ne part pas de zéro, mais quasiment. Une dizaine d'offres d'emplois sont déjà en ligne, mais on en attend entre 50 et 100", a déclaré son président Jean Bertsch.

Cette organisation apportera en outre son savoir-faire administratif - "titre de séjour, ouverture de comptes en banque, scolarisation des enfants -, son parc immobilier - 4.000 logements meublés "du studio à la villa avec piscine - et son aide à l'intégration. Pour cela, le conseil régional d'Île-de-France a déjà lancé, en avril dernier, Qioz, une application d'apprentissage du français et des langues étrangères.

Les services de l'agence d'attractivité régionale

Les chercheurs britanniques ou de tout autre nationalité pourront également bénéficier des services de l'agence d'attractivité du conseil régional francilien Choose Paris Region, guichet unique du conseil régional, de la métropole du Grand Paris et de la ville de Paris. "L'Île-de-France doit devenir le terrain d'atterrissage naturel de l'Europe"a déclaré son président Franck Margain.

Enfin, toujours désireuse d'attirer des talents, la Région lancera, en mars prochain, une application baptisée "Smart Implantation", "un outil de localisation des lieux stratégiques et de repérage du foncier disponible", a annoncé sa présidente Valérie Pécresse.

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a écrit le 31/01/2020 à 14:24 :
ce qui est marrant cest que soi disant il n y a pas de poste disponible pour les chercheurs Français, mais quan il ya le brexit, boom, on ouvre plein de postes pour les anglais

1) d'une les anglais sont nuls en maths, on est bien meilleurs qu'eux.
2) de deux, s'ils font plus d'articles que nous, c'est que chaque chercher la bas, a trois fois moins d'heures de cours, et a une armée d'étudiants en thèse et posdtoc, et beaucoup de financements publics
3) le salaire des chercheurs britaniques est entre 4 et 6 fois plus élevé que celui du chercheur Français en moyenne, tandis que les impots sont quasi nuls la bas.. Brexit ou pas Brexit, il faudrait etre fou pour venir en France


le salaire des chercheurs britaniques est entre 4 et 6 fois plus élevés que celui du chercheur Français en moyenne, tandis que les impots sont quasi nul..

Brexit ou pas Brexit, il faudrait etre fou pour revenir en France
a écrit le 31/01/2020 à 14:21 :
le salaire des chercheurs britaniques est entre 4 et 6 fois plus élevés que celui du chercheur Français en moyenne, tandis que les impots sont quasi nul..

Brexit ou pas Brexit, il faudrait etre fou pour revenir en France
a écrit le 31/01/2020 à 9:00 :
Tout le monde se posent la question de savoir: où il y a le plus d'avenir, où les décisions sont le plus rapidement mis en œuvre, où il y a le plus de stabilité sociale et, où l'ouverture au monde est la plus grande?
a écrit le 31/01/2020 à 8:41 :
IL faut arrêter de croire nos médias de masse et leur propagande anti-brexit voulant nous faire penser que les anglais sont sous dictature qui est sortie de l'union européenne contre leur volonté.

Plus les années ont passé et plus le peuple anglais voulait sortir de l'UE.

Faites attention quand même à ne pas trop vous ridiculiser, c'est mauvais pour l'image hein... -_-
a écrit le 30/01/2020 à 20:12 :
Saclay est un trou paumé sans metro ni RER ;la région parisienne Paris est la plus embouteillée bien loin devant Londres et ou iront ils habiter ces chercheurs ?
a écrit le 30/01/2020 à 19:13 :
J'y ai travaillé pendant longtemps mais le plateau de Saclay c'est pas facile à atteindre par les transports en commun (on avait des cars loués pour nous véhiculer), il faut espérer que ça s'est ou va s'améliorer, les gens de l'X l'ont remarqué une fois l'école déménagée. Plus y a d'activités dans le coin plus la circulation devient dense, Danone recherche près de l'X, quantité de véhicules le matin, presque un cauchemar. :-) Reste le vélo mais plateau veut dire "en hauteur".
a écrit le 30/01/2020 à 18:41 :
Je pense qu'il faut plus qu'une décision politique pour décréter l'arriver de scientifique en France. On est plus en moyen age.
Réponse de le 31/01/2020 à 11:43 :
Il ne s'agit pas de décréter les arrivées mais de les attirer. La nuance vous à visiblement échappée.

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