Ecarté des Jeux olympiques, Total reprend les bornes Autolib' à Paris
César Armand
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
CHARLES PLATIAU
César Armand
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
CHARLES PLATIAU
Changement de cap pour Paris dans ses relations avec Total. La Ville a fait savoir, ce 12 novembre, avoir choisi la compagnie pétrolière pour reprendre les bornes de recharge électrique Autolib', opérées par Bolloré jusqu'en 2018. Cette dernière s'est engagée à déployer, entre mai 2021 et septembre 2024, 1.830 points de charge en surface, 70 bornes doubles pour les deux-roues et 80 bornes de recharge en parking souterrain. Elle s'acquittera d'"une redevance minimum garantie de l'ordre de 2,9 millions d'euros en année pleine", a précisé la capitale à l'AFP.
Ce n'est pas une première pour Total. Déjà présent dans les régions d'Amsterdam et de Bruxelles, le groupe coté a également annoncé hier avoir acquis, auprès du groupe Viessmann et de sa filiale Digital Energy Solutions, l'entité Charging Solutions, spécialisée dans les infrastructures de recharge pour véhicules électriques, pour devenir l'opérateur d'un réseau de 2.000 points de recharge en Allemagne. Déjà, le 29 septembre dernier, il avait communiqué sur l'achat à Bolloré de la société Blue Point London, premier réseau pour véhicules électriques de Londres avec plus de 1.600 points de charge. Son objectif est clair: un parc de 150.000 bornes en Europe d'ici à 2025.
À lire également
En attendant, la décision de l'Hôtel de Ville doit encore être soumise la semaine prochaine au vote du Conseil de Paris. Elle n'en reste pas moins étonnante. Il n'y a pas si longtemps encore, Anne Hidalgo faisait comprendre à son Pdg que Total ne pourrait être sponsor des Jeux olympiques et paralympiques de 2024. En assemblée générale le 29 mai 2019, Patrick Pouyanné avait rapporté que "la maire de Paris [avait] des doutes sur le fait que Total puisse contribuer à ces Jeux".
César Armand
Location meublée : la côte Atlantique au cœur du bras de fer entre économie locale et régulation nationale
Vencorex : les porteurs du projet de reprise Exalia contraints à l'abandon définitif
Risques sanitaires élevés : le bassin industriel autour de Saint-Nazaire reste sous surveillance
Montagne : la Banque des Territoires investit 6 milliards d’euros pour réinventer l’économie des massifs