Véhicules électriques : pourquoi Total rachète à Bolloré ses 1.600 points de charge londoniens

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Le transfert d'activités n'aura aucun impact pour les utilisateurs de Source London, précise le groupe Total, qui emploie déjà 2.000 personnes au Royaume-Uni.
Le transfert d'activités n'aura aucun impact pour les utilisateurs de Source London, précise le groupe Total, qui emploie déjà 2.000 personnes au Royaume-Uni. (Crédits : Reuters)
En rachetant à Bolloré le premier réseau de recharge pour véhicules électriques de Londres, le pétrolier français, qui s'est engagé à la neutralité carbone en Europe en 2050, étend son réseau international de stations-service dédié à la distribution d'énergie électrique d'origine renouvelable. De l'énergie issue de sa propre production puisqu'il a aussi l'intention d'installer quelque 25 gigawatts de capacités d'énergies renouvelables d'ici à 2025.

Le groupe pétrolier français Total a annoncé mardi l'acquisition de plus de la moitié des points de charge pour véhicules électriques de Londres auprès du groupe Bolloré.

Avec l'acquisition de la société Blue Point London, "Total reprend la gestion et l'exploitation du réseau Source London, premier réseau de recharge pour véhicules électriques de Londres avec plus de 1.600 points de charge installés dans les rues de la capitale britannique", selon le communiqué du groupe pétrolier.

"Électricité garantie à 100% d'origine renouvelable"

Total promet d'alimenter ce réseau de recharge "avec de l'électricité garantie à 100% d'origine renouvelable" fournie par sa filiale Total Gas & Power Limited.

Lire aussi : Total poursuit ses investissements dans l'éolien

La transaction devrait être finalisée d'ici la fin de l'année.

"En associant aujourd'hui ces infrastructures existantes au savoir-faire de Total en matière d'installation, d'exploitation et de gestion de réseaux publics de recharge pour véhicules électriques, nous entamons une nouvelle phase d'expansion en faveur de la mobilité électrique à Londres", a déclaré Alexis Vovk, directeur marketing et services de Total, cité dans le communiqué.

Le groupe exploite déjà des points de charge dans la région d'Amsterdam aux Pays-Bas et de Bruxelles en Belgique, et espère opérer plus de 150.000 points de charge pour véhicules électriques d'ici à 2025.

Lire aussi : "Airbus des batteries" : PSA (avec Opel) et Total (avec Saft) lancent enfin leur co-entreprise

Total s'est engagé à la neutralité carbone en Europe en 2050 et a pour objectif d'installer 25 gigawatts de capacités d'énergies renouvelables d'ici à 2025.

Le transfert d'activités n'aura aucun impact pour les utilisateurs de Source London, précise le groupe, qui emploie déjà 2.000 personnes au Royaume-Uni.

Bolloré en difficulté dans l'autopartage de véhicules électriques

Si les intentions de l'acheteur dans cette opération sont explicites, il est plus compliqué de comprendre celles du vendeur, le groupe Bolloré, en l'absence de communication de sa part à l'heure actuelle.

Tout au plus peut-on imaginer que cette opération s'inscrit dans un contexte de désengagement du groupe dans l'autopartage de véhicules électriques.

Pour mémoire, après Paris en 2018 et Lyon à la fin de l'été 2020, Bordeaux a également vu son service d'autopartage, baptisé BlueCub (CUB pour Communauté urbaine de Bordeaux), cesser ses activités à compter du 31 août.

Lire aussi : Quel bilan pour le système d'autopartage Yea! à Bordeaux ?

"Malgré tous nos efforts depuis désormais plus de 6 ans, le manque de rentabilité du service, situation accentuée ces derniers temps par la crise sanitaire et économique liée au Covid-19, nous amène à prendre cette difficile décision", avait expliqué fin juillet le groupe Bolloré dans un courrier pour justifier la décision du groupe.

Après Autolib à Paris et Bluely à Lyon, il s'agissait donc du troisième service développé par le groupe Bolloré qui mettait fin à ses activités dans l'Hexagone, le groupe exploitant également des réseaux similaires à Turin (Italie) et à Singapour, dont l'avenir fait l'objet de réflexions au sein du groupe, a-t-on assuré de source proche.

(Avec AFP)

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a écrit le 29/09/2020 à 14:17 :
Les voitures electriques à batteries polluent, car on ne sait pas recycler les batteries. Donc stop et vive les voitures electriques à hydrogène qui ne polluent pas du tout et vive l'installation de borne de rechargement d'hydrogène (1000 taxi à hydrogène HYPE à Paris (TAXIS) avec zéro pollution.
Réponse de le 01/10/2020 à 9:00 :
Les batteries des voitures électriques se recycles à plus de 85% aujourd'hui. Vous confondez avec les batteries NiMh qui ne pouvaient pas se recycler ou très mal. Pour l'hydrogène vous oubliez de parler du platine contenu dans la PAC et de la faible durée de vie de ces dernières (5000h max). Et enfin il faut aussi evoquer le très mauvais rendement de la filiaire hydrogène du puit à la roue (25-30% max) quand on tient compte de l'électrolyse (80% de rendement) de la compression (90%) de la détente(90%) de la PAC(50%) et de la propulsion (90%)
a écrit le 29/09/2020 à 12:56 :
L'avantage du RU c'est que c'est une île, il leur est donc facile d'installer des éoliennes offshore. Dommage que la France ne s'unisse pas avec ce pays en retrouvant sa liberté elle aussi, nos deux anciennes premières puissances mondiales dans l'installation d'énergie renouvelable aurait du sens et un beau sens.

La dictature financière nous coupe les jambes et les bras.
Réponse de le 29/09/2020 à 13:47 :
Il me semble qu'il y a un câble haute tension entre GB et France, une ile ne peut être autonome tout le temps, et réciproquement, c'est utile d'être "maillé" (en Corse, je crois que l'électricité vient de Sardaigne) pour se vendre du courant quand le besoin se fait sentir.
GB "libre", France "libre", ça faciliterait quoi ? Quand on est "libre" on s'aime obligatoirement ? Ou est juste "pragmatique".
On a quantité de côtes, on peut en mettre des éoliennes en mer en quantité, si on le veut, pas besoin de la GB, mais ça gène sur terre, ça gène près des côtes et ça gène en pleine mer, où les poser ? Sous l'eau ? :-)
Un plus en GB, leur système pour savoir combien on consomme d'énergie électrique est en temps réel, pas en différé au lendemain via Linky et ses transmissions la nuit. Vous allumez le four et voyez le boitier mobile posé sur un meuble afficher du rouge pour prévenir que la facture va se saler. :-)
Réponse de le 29/09/2020 à 14:56 :
"Il me semble qu'il y a un câble haute tension entre GB et France"

Certainement, ne pas oublier que le câble qui unit google à l'UE passe par le RU, déjà.

"GB "libre", France "libre", ça faciliterait quoi ? "

C'est sûr que si tu ne cherches pas à vivre libre, si tu es heureux asservis je ne vais pas te convaincre des bienfaits de la liberté. Mais actuellement tout le monde est asservi par l'oligarchie et constate comme le monde tourne bien...

"On a quantité de côtes, on peut en mettre des éoliennes en mer en quantité, si on le veut, pas besoin de la GB, mais ça gène sur terre, ça gène près des côtes et ça gène en pleine mer, où les poser ? Sous l'eau ? :-)"

Note quand même je fais l'effort de répondre à tes commentaires pourtant pénibles. Qui est gêné par les éoliennes offshore ? Par ailleurs oui on peut les mettre sous l'eau cela s'appelle énergie marée motrice transformant les marées montantes et descendantes en énergies et donc 100% renouvelables là aussi.

J'ai encore fais l'effort les génies, toujours moi, donc si je peux pas et-c...

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