Paris : le marché des deux-roues menacé par le stationnement payant
Flavie Camilotto
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Flavie Camilotto
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Rentrée difficile pour les motards et les vendeurs de motos et scooters parisiens et d'Île-de-France. L'entrée en vigueur ce jeudi du stationnement payant dans la capitale pour les deux-roues motorisés thermiques (2RM) risque de faire chuter les ventes. En effet, les tarifs du stationnement pour les deux-roues à moteur thermique sont tellement élevés qu'ils risquent de dissuader les motards de les utiliser. Certes, il existe des tarifs préférentiels pour les résidents (carte annuelle de 22,50 euros ou 45 euros pour trois ans, à laquelle s'ajoute un montant de 0,75 euro par journée de stationnement), mais ils ne concernent que le quartier d'habitation des motards.
Le concessionnaire Scooter Center établi sur Paris constate une baisse drastique de la vente de 2RM (-50% depuis « quelques mois »), et même ceux d'occasion. « Les gens ne veulent plus de scooters à essence et avec la nouvelle réglementation, la maire de Paris est en train de nous tuer » confie son gérant à La Tribune. « Tout le monde veut de l'électrique », précise un employé d'une autre concession, Scooter Store Paris, avant d'ajouter que « nous avons deux modèles de scooters électriques, mais ils sont différents des modèles thermiques, il n'y a pas de gros modèles électriques. On perd de la clientèle parce que les gens veulent du confort ».
Après une bonne année 2021, les immatriculations de 2RM neufs reculent en France. Entre janvier et fin juillet, elles ont baissé de 7%, selon l'entreprise AAA Data, spécialiste de la donnée automobile. « Ce secteur est touché par de fortes pénuries, car de nombreuses pièces sont produites en Asie, continent qui connaît une véritable crise à cause de toutes les usines fermées » explique Marie-Laure Nivot, responsable intelligence marchés chez AAA Data, à La Tribune.
À lire également
À Paris, cette baisse des ventes est encore plus importante, tant pour les 2RM neufs (-11% sur sept mois) que pour ceux d'occasion (-12%). Le recul des ventes de ces engins s'explique notamment par les multiples offres de location présentes dans la capitale, explique la responsable de AAA DATA, mais également par la hausse des ventes de scooters électriques.
Flavie Camilotto
Avec sa nouvelle usine, Giffard mise sur l'essor des boissons sans alcool
Des drones alliés aux véhicules autonomes : l'école Centrale de Nantes expérimente l'industrie du futur
« Le Grand Paris peine à répondre aux objectifs qui lui ont été assignés » : le Plan pousse au big bang fiscal et politique
Après un mois de grève, les salariés de Dumarey exhortent l'État à trouver un repreneur