Première région économique de France et d'Europe, l'Île-de-France veut tenir son rang dans la course mondiale à la recherche. Lors de l'édition 2024 du Sommet du Grand Paris, sa présidente a défendu sa vision et ses actions pour en renforcer l'attractivité et mieux peser dans la guerre des talents.Près de 30.000 étudiants et des centaines de milliers de salariés : entre l'Université Paris-Saclay, l'Ecole Polytechnique et de grands groupes et start-ups qui s'y installent, le plateau de Saclay, voué à devenir une Silicon Valley française, s'étoffe. Au sud de Paris, entre l'Essonne et les Yvelines, ce cluster scientifique est un territoire de plusieurs milliers d'hectares, bientôt desservi par la ligne 18 du Paris Grand Express qui va relier l'aéroport d'Orly à Versailles.
L'enjeu ? « Le plateau de Saclay va devenir l'un des poumons technologiques de la France entière puisque, quand le projet universitaire sera fini, il concentrera 25 % de la recherche française », entonne Valérie Pécresse, présidente (LR) de la région Île-de-France, intervenue le 17 septembre lors du Sommet du Grand Paris, organisé par La Tribune.
Il convient donc d'« apporter à ce plateau la qualité des transports qu'il mérite » et le relier aux aéroports comme à Paris. « Des chercheurs, certes, vivent à proximité et il y a un grand projet de logement étudiant, mais il faut que tous puissent habiter aussi ailleurs en Île-de-France », fait-elle valoir.
Campus « visibles à l'international »
Il en va de l'attractivité du pôle et du territoire. La région ne manque pas d'atouts. « On est la seule métropole globale de l'Union européenne depuis que Londres n'est plus dans l'Union européenne », met en avant la patronne de la Région Île-de-France. Mais le pouvoir d'attraction est aussi une question de réseau : les chercheurs viendront plus facilement si leurs collègues sont déjà présents.