Valérie Pécresse toujours hostile au report de l'ouverture à la concurrence des bus parisiens
latribune.fr

L'actuel réseau de bus de la RATP va être découpé en en douze lots, amenés à être exploités par de nouvelles compagnies.
DR
latribune.fr

L'actuel réseau de bus de la RATP va être découpé en en douze lots, amenés à être exploités par de nouvelles compagnies.
DR
Valérie Pécresse persiste et signe. La présidente LR de la région Île-de-France, en marge de la présentation lundi de rames de métro rénovées sur la ligne 6, de nouveau considérer qu'il « faut garder la date d'ouverture à la concurrence », soit le 1er janvier 2025, des bus parisiens gérés par la RATP.
« Ça s'appelle du chantage », a-t-elle tranché à l'évocation de risques de grèves des personnels de la RATP pendant les JO de l'été 2024, soit six mois avant le découpage de l'actuel réseau de bus de la Régie en douze lots amenés à être exploités par de nouvelles compagnies (dont sans doute des filiales de la RATP) après autant d'appels d'offres.
La dirigeante entend « faire des propositions (...) dans quelques semaines », promettant de « proposer un chemin crédible et sûr pour cette transition » entre le monopole de la RATP et l'exploitation des bus par des opérateurs alternatifs, privés ou publics. « J'ai demandé à Jean-Paul Bailly (ancien patron de la RATP et de La Poste) de recenser tous les points de blocage », a rappelé la patronne des transports franciliens, estimant qu'il faut avant tout « rassurer les agents de la RATP ».
L'opposition de gauche milite depuis plusieurs mois contre l'arrivée de la concurrence ou pour son report, soulignant que le processus d'ouverture du marché a déjà un impact sur les difficultés actuelles dans les transports franciliens. Dans une tribune signée, entre autres, par Anne Hidalgo, maire de Paris, et rendue publique début mars, elle estime « que la reprise de l'intégralité des agent.es de la RATP n'est pas acquise, laissant craindre un plan social d'ampleur », ce qui « nous préoccupe fortement, pour les personnels, pour le fonctionnement quotidien du réseau, avant, pendant et après les Jeux. »
Fin janvier, Jean Castex, président de la RATP, avait émis quelques doutes : « Tous les textes ne sont pas pris, tous les cas de figure ne sont pas réglés, nombre de questions soulevées par les personnels ne reçoivent pas de réponses claires, précises et rassurantes. Donc oui, il y a des inquiétudes ! »
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Le ministre délégué aux Transports Clément Beaune s'est lui-même prononcé pour un report de l'ouverture à la concurrence, une décision qui exigerait de modifier le calendrier prévu par la loi.
À lire également
La ligne 19 du métro dans les starting-blocks pour soutenir le « dynamisme économique » du Val d'Oise
Une nouvelle ligne de métro passant par Argenteuil devrait être inscrite au nouveau schéma directeur de l'Ile-de-France, pour « compléter le Grand Paris Express » en arrimant le Val-d'Oise, a indiqué lundi la présidente de la région, Valérie Pécresse. « C'est un nouveau projet qui a été déposé par le Val-d'Oise, un département qui a été orphelin du Grand Paris Express ». Cette « ligne 19 », proposée « à horizon 2040 », relierait Nanterre, Argenteuil et Saint-Denis, ce qui « permettrait de vraiment mailler complètement le réseau, et faire une boucle dans le département du Val-d'Oise, ce qui manque aujourd'hui » d'autant qu'il « a une très forte dynamique économique », selon elle. La ligne 19 serait en correspondance à Nanterre avec les lignes 15 et 18 et à Saint-Denis avec les lignes 15, 16 et 17 du Grand Paris Express, actuellement en construction ou en projet.
(Avec AFP)
latribune.fr
Après un mois de grève, les salariés de Dumarey exhortent l'État à trouver un repreneur
Choose France : Boehringer Ingelheim investira un demi-milliard d'euros dans l'Hexagone
Défense : les industriels du Nord-Franche-Comté plaident pour accélérer le réarmement français
Énergie marine : la filière de l'hydrolien suspendue à un arrêté sur le prix de rachat de l'électricité