DBT lance le plus important réseau européen de bornes électriques
Geneviève Hermann. Correspondante à Lille
Geneviève Hermann. Correspondante à Lille
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Cette ligne sera construite dans le Nord-Est de l'Angleterre, à Sunderland, à proximité immédiate de l'usine Nissan d'où devraient sortir 500 000 Leaf en 2013. DBT, dont le chiffre d'affaires au 30 juin 2011 atteindra 15 millions d'euros, a besoin d'argent pour mener à bien ce projet. « Nous recherchons une dizaine de millions d'euros et nous avons lancé une deuxième levée de fonds le 31 mars 2012,», annonce Hervé Borgoltz.
La première financée par Nord Capital Partenaires, filiale du Crédit Agricole Nord de France, et Turenne Capital Partenaires, société de gestion indépendante agréée par l'AMF, avait eu lieu en avril 2011 pour un montant de 5 millions d'euros. Elle avait permis de soutenir la croissance de l'entreprise dont le chiffre d'affaire entre 2009 et 2010 était passé de 5,1 à 10,8 millions d'euros. « Nous misons sur 25 millions d'euros en 2012 », avance Hervé Borgoltz.
Un marché cédé par TEPCO après l'accident de Fukushima
Comment une PME de 47 personnes peut-elle avoir décroché un tel contrat avec Nissan ? Avec plus de 6000 de ses bornes d'ancienne génération opérationnelles sur plus de 450 sites, DBT gérait déjà le plus gros parc de points de recharge rapide au monde. Il détenait 5 % du marché européen. Son expertise date du début des années quatre-vingt dix avant que la filière de la voiture électrique ne soit stoppée en 1998. « En comparaison de nos concurrents que sont Siemens, Schneider et ABB, nous étions totalement invisibles au Japon. Mais alors que nous étions en attente d'homologation Chademo auprès de l'opérateur Tepco, ce dernier, confronté à l'accident nucléaire de Fukushima, a confié cette mission à Nissan. Nous étions les premiers sur la liste d'attente. Et c'est ainsi que nous sommes entrés dans l'écran radar du constructeur japonais », raconte le pdg de DBT.
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Cette reconnaissance a redessiné l'avenir de l'entreprise. En 2011, les recharges de voitures électriques représentaient seulement 5 % de son activité essentiellement dédiée à la fabrication de plots escamotables et de transformateurs de courant. Cette part a toute les chances de monter à 25 % en 2012, puis à 50 % en 2013, dont 80 % rien qu'avec les QC. Une entrée dans la cour des grands.
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Geneviève Hermann. Correspondante à Lille
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