Oenologie et tourisme : Saint-Émilion autrement
Par Anne-Charlotte De Langhe
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Gonzague de Lambert, directeur du Château de Ferrand.
© LTD / GÉRARD UFERAS
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Gonzague de Lambert, directeur du Château de Ferrand.
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Plus de 1 million de touristes venus du monde entier y passent chaque année, sans jamais trop s'y attarder. Ils garent leur voiture le long des murailles de Clos Fourtet et de Canon, se hissent dos à dos sur les sièges d'un tuk-tuk, ou remontent à pied jusqu'au village depuis la petite gare à deux quais précédant La Gaffelière et son château noyé sous le lierre. Leur Graal se situe plus haut, un peu partout entre l'église monolithe et les sentes pavées de la cité médiévale, sous les traits de grands crus classés et d'étiquettes mêlant l'italique au dessin d'une auguste propriété ou d'un blason dynastique. Classé au patrimoine mondial de l'Unesco pour ses vignes et son patrimoine architectural, Saint-Émilion peut toutefois se « déguster » hors des sentiers battus. Et que ne ferait-on pas - y compris quelques malheureux petits kilomètres - pour un peu mieux savourer le plaisir d'y être enfin parvenu ? Mode d'emploi à l'écart des grands classiques, pour ceux qui n'aiment pas faire comme tout le monde.
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