En France, plus aucune mine pour l'exploitation de minerais métalliques n'est en service depuis les années 1990. Peut-être plus pour longtemps... Outre le projet de mine de lithium dans l'Allier, un autre émerge, dans l'Ariège. La société Neometal vient de déposer une demande de permis exclusif de recherches de mines (Perm) dit Montagne Ariégeoise pour une durée de cinq ans, auprès de l'État. Ce n'est pas la première fois qu'un acteur privé s'intéresse à l'ancienne mine de Salau, exploitée jusqu'en 1986 pour son tungstène.
En 2017, la société Variscan Mines avait obtenu une autorisation similaire, avant que la justice n'annule le permis. « La mine de Salau est un gisement reconnu d'intérêt de longue date, mais il n'est caractérisé qu'en partie. Il est possible qu'il y ait des ramifications latérales ou plus profondes et que les ressources soient donc bien supérieures aux 3 500 tonnes déjà connues, certaines évaluations parlant de plus de 10 000 tonnes. Il existe aujourd'hui des nouveaux moyens notamment géophysiques pour explorer nos sous-sols en profondeur par rapport à l'époque où cette mine était exploitée », commente Christophe Poinssot, le directeur général délégué et directeur scientifique du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM).