S'il sue à grosses gouttes ce midi-là, ce n'est pas en raison de l'appréhension de devoir recruter une centaine de personnes à l'approche de la saison estivale, mais plutôt du fait des crochets et directs du droit qu'il enchaîne sur le sac de frappe pendu au beau milieu des bureaux de GB Investissements à Nantes. « Je m'y suis mis il y a six ans. Ça fait un bien fou. J'y vais une fois par semaine, deux... quand je peux. Tous les salariés peuvent venir profiter du coach pour une séance de boxe ou de boxe thaï, et ils y viennent. Les hommes comme les femmes. Quand on traverse le bureau, en short, le tee-shirt trempé, ça créé du lien entre les équipes et ça désacralise les rapports hiérarchiques», assure Jérôme Guilbert, patron de GB Investissements, à la tête de 200 salariés répartis dans quatre restaurants, autant de discothèques, deux bars de nuits, un centre de formation, une agence de communication... où depuis trois ans, il initie une nouvelle organisation managériale pour lutter contre les pénuries de personnel et le ras-le-bol envers une profession qu'il a embrassée un peu par hasard il y a vingt ans. Le temps de monter vingt-trois affaires, et le voilà...