Dans la région nantaise, la cueillette du muguet freinée par un manque de bras
Florence Falvy
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Les producteurs de muguet sont de moins en moins nombreux dans le bassin nantais.
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Les producteurs de muguet sont de moins en moins nombreux dans le bassin nantais.
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À quelques jours du 1er mai, les producteurs de muguet de la région nantaise s'apprêtent à clôturer la récolte. Cette année, la saison s'annonce plutôt « bonne » si l'on en croit Thomas Loirat, conseiller technique production plein champ et muguet au sein du CDDM (Comité départemental de développement maraîcher) de Loire-Atlantique. D'après ses estimations, 60 millions de brins de muguet seront vendus en France cette année, dont près de 95 % en provenance de la région des Pays de la Loire où 150 hectares sont dédiés à cette fleur emblématique.
Dans cette région, on compte aujourd'hui une dizaine de producteurs cultivant le muguet. « C'est deux fois moins comparé à il y a dix ans », constate Thomas Loirat. Signe que les maraîchers du bassin nantais se désintéressent progressivement de cette filière ? « C'est une culture compliquée car c'est un travail de toute une année qui se joue sur une dizaine de jours de récolte et un jour de vente. D'un point de vue financier, il faut avoir les reins solides. »
Cette année, le coup d'envoi de la récolte a été donné le 16 avril. Un peu plus tôt que d'habitude. « Les cueillettes ont été avancées de 24 heures en raison de la pluviométrie annoncée. Les producteurs ont préféré anticiper pour cueillir dans de bonnes conditions », poursuit le conseiller technique. A ces conditions météo pas toujours clémentes, une autre difficulté s'est ajoutée.
Florence Falvy
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