Ce pourrait être la première d'une série d'absorptions pour Ametra, spécialisée dans la conception mécanique et électrique et l'assemblage de cartes électroniques pour les secteurs de l'aéronautique, du spatial, de la défense, du nucléaire et du ferroviaire qui entend grossir pour rester audible sur des appels d'offres de plus en plus ambitieux. « Notre stratégie de croissance implique l'acquisition de nouvelles compétences de pointe pour offrir une prestation complète à nos clients, depuis la prise en compte des besoins techniques jusqu'à la livraison de l'équipement », explique Anne-Charlotte Fredenucci, Présidente du groupe Ametra (700 personnes) qui vient de mettre la main sur la PME rennaise Sytrel, avec qui elle entretenait un partenariat depuis 2015, sur certains projets d'ingénierie, comme Safran notamment. « Cette intégration nous permet d'acquérir des compétences sur les cartes électroniques et les softwares embarqués et d'avoir une capacité sourcing en Asie, que nous n'avions pas jusque-là », ajoute Anne-Charlotte Fredenucci, qui entend ainsi se positionner sur des appels d'offres plus complexes techniquement.
Société d'ingénierie et de services en informatique industriel, intégrateur, distributeur de matériels et partenaire historique de National Instrument, Styrel est implantée sur quatre sites en France (Paris, Lyon, Rennes et Bordeaux) et réalise un chiffre d'affaires de 6 millions d'euros par an. Présent depuis trente-cinq ans sur le marché des grands comptes industriels français et européens, la PME bretonne se trouvait à l'âge de préparer un virage. Face aux risques de voir partir ses compétences chez un concurrent et de perdre cette relation, Ametra dit avoir préféré « aller plus loin dans la nature du partenariat ». «Ametra est un acteur reconnu de l'écosystème industriel, en croissance en France et à l'international avec ses implantations en Tunisie et en Inde. Cette opération est bénéfique, tant pour nos clients actuels et futurs que pour l'ensemble des collaborateurs de Styrel qui rejoignent un groupe majeur de l'industrie française », soutient Etienne Bardey, président de Styrel, qui apportera à Ametra Engineering des compétences spécifiques autour de l'informatique applicative destinée à l'industrie, l'informatique embarquée temps-réel, les métiers de la R&D et des essais dans le but de renforcer son positionnement sur des projets plus ambitieux. Une complémentarité qu'Ametra va pousser sur chacun des sites de Styrel. Le groupe angevin prévoit une centaine d'embauches pour 2022 dont une vingtaine pour Styrel, pour qui l'ambition est faire croitre le chiffre d'affaires de 3 millions d'euros sur trois ans.