Le Casier judiciaire national se modernise pour pister les délinquants européens

Frédéric Thual, à Nantes
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

délinquance
Pixabay / CC

Frédéric Thual, à Nantes
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

délinquance
Pixabay / CC
« Il n'y a encore pas si longtemps, lorsqu'un magistrat faisait une demande de bulletin de casier judiciaire à ses homologues européens, il fallait scanner le document, l'envoyer par mail, doublée d'un courrier postal. La réponse pouvait prendre très longtemps... si elle arrivait », se rappelle Yann Taraud, magistrat au sein du Casier judiciaire national, chargé du bureau des fichiers spécialisés et des échanges internationaux, à Nantes, siège de l'institution française depuis 1982, engagée depuis une dizaine d'années dans l'interconnexion européenne des casiers judiciaires.
Aujourd'hui, à l'exception de Malte et du Portugal, 26 États membres sont interconnectés. L'an dernier, au-delà des 16 millions d'extraits de casier judiciaire Bulletins n°1, n°2 et n°3 (1) délivrés dans l'Hexagone pour effectuer des démarches pénales ou administratives, le site nantais a ainsi reçu 30.216 demandes d'extraits de casier judiciaire (+22,3%) et 18.330 (+10%) avis de condamnation en provenance de magistrats européens.
L'idée de l'échange d'informations entre États européens date de 1959, définie par une convention du conseil de l'Europe. L'automatisation débute dans les années 1980. Le partage d'informations se fait au comptegouttes.
Frédéric Thual, à Nantes
Montagne : la Banque des Territoires investit 6 milliards d’euros pour réinventer l’économie des massifs
RTE prévoit 1,5 milliard d'investissements d'ici à 2035 en Auvergne-Rhône-Alpes
A 200 ans, la Verrerie de Saint-Just cherche un nouveau souffle dans le luxe
Avec sa nouvelle usine, Giffard mise sur l'essor des boissons sans alcool