Le groupe Bel et des producteurs de lait de l’Ouest engagés dans une démarche durable et responsable

En vue du développement d’un modèle agro-alimentaire plus juste et plus durable, le groupe Bel, fabricant de fromages de marque à la part, vient de renouveler son partenariat avec l’Association des Producteurs Bel de l’Ouest (APBO) pour l’année 2021. Un engagement gagnant-gagnant qui permet à la fois aux producteurs de lait d’être payés 11% de plus que le prix moyen du marché, et au groupe Bel de pouvoir garantir au consommateur une alimentation locale, saine et durable quand il avale un Minibabybel, un Kiri ou du Boursin.
Gilles Pousse, président de l'APBO, et Antoine Flevet, président du groupe Bel, ont signé un accord pour garantir un prix du lait supérieur à la moyenne et sécuriser l'activité des exploitations laitières engagées dans une démarche responsable et durable.
Gilles Pousse, président de l'APBO, et Antoine Flevet, président du groupe Bel, ont signé un accord pour garantir un prix du lait supérieur à la moyenne et sécuriser l'activité des exploitations laitières engagées dans une démarche responsable et durable. (Crédits : Jimmy Delpire)

« Un minibabybel, c'est 98% de lait ! Sans nos éleveurs et nos exploitations, nous n'existerions pas. Mais le lait, c'est aussi 70% de notre empreinte carbone», affirme Antoine Flevet, président du groupe Bel (12.400 collaborateurs dans 30 filiales dans le monde) venu de bon matin, à la Ferme de Bois Oran, à Degré, dans la Sarthe pour signer, pour la quatrième année consécutive, un accord avec les adhérents de l'Association des Producteurs Bel de l'Ouest, soit un collectif de près de 800 fermes, réparties sur six départements (Orne, Eure-et-Loir, Loir-et-Cher, Maine-et-Loire, Sarthe et Mayenne).

« Dans un contexte économique dégradé, et une période incertaine en terme climatique, nous sommes parvenus à un accord qui permet d'offrir à l'ensemble de nos adhérents un cadre sécurisé pour cette quatrième année et nous permet de tenir le cap de notre stratégie», indique Gilles Pousse, président de l'APBO. Les accords précédents ont amené de nouvelles pratiques comme la mise au pâturage pour 98% des animaux et une alimentation 100% sans OGM.

Dans la continuité des années précédentes, l'accord prévoit un prix de référence annuel négocié, à savoir 350 euros les 1.000 litres de lait conventionnel (soit +11% que le prix moyen du marché), un mécanisme d'ajustement défini pour l'année 2021, activé à la hausse ou à la baisse en fonction de l'évolution du prix moyen du marché, et enfin la poursuite des engagements de différenciation qui permettent de valoriser les travaux menés sur le bien-être animal et de limiter l'empreinte carbone des exploitations.

Sur 2021, il est ainsi prévu le déploiement du référentiel BoviWell (2.0) permettant de mesurer le soin porté aux animaux dans les élevages. Dès l'an prochain, 80% des adhérents devront avoir déployé une stratégie bas carbone comprenant audit et plan d'actions et 100% en 2022. L'association envisageant, elle, de déposer un dossier dans le cadre de la démarche « Label bas carbone » permettant la vente de crédits carbone.

Impliquer la grande distribution

« En renouvelant cet accord unique avec l'APBO pour la quatrième année consécutive dans un contexte difficile, et bien avant la loi Egalim, nous démontrons notre détermination à nous inscrire dans le temps long pour construire ensemble un modèle pérenne et responsable, bénéfique à notre écosystème», souligne le président du groupe Bel, l'un des leaders mondiaux du secteur des fromages de marques (La vache qui rit®, Kiri®, Mini Babybel®, Leerdammer®, Boursin®, Pom'Potes® ou GoGo squeeZ®...) distribués dans 120 pays, et très présent sur le marché du snacking.

Initié depuis trois ans, cet accord représente un investissement global de 50 millions d'euros pour le groupe Bel, soit environ 20.000 euros par an et par exploitation, ce qui leur permet de sécuriser leur activité. En 2019, le chiffre d'affaires de cette entreprise familiale, devenue un des leaders de l'agroalimentaire, atteignait 3,4 milliards d'euros en 2019.  « Mais le plein succès de cette démarche nécessite aussi la mobilisation de toute la chaîne de valeur, et notamment de la distribution », souligne Antoine Flevet, qui aimerait que cette relation « innovante et gagnante », soit davantage soutenue par la grande distribution.

A ce jour, même si des contacts ont lieu avec d'autres enseignes, seul Intermarché soutient cette initiative. « Face à des investissements inscrits dans le temps long, la démarche mobilise surtout les entreprises familiales. Or, c'est un enjeu qui concerne l'ensemble de la planète. On ne peut construire la démarche tout seul dans son coin. Des ponts ont lieu avec Carrefour, ça avance doucement... », plaide-t-il.

Reste que le consommateur de plus en plus attentif au choix nutritionnels, aux pratiques responsables et aux productions locales pourrait faire bouger les lignes. « A condition que l'on fasse connaître notre démarche auprès du grand public et des magasins », souligne le président de l'APBO. D'où l'importance d'inclure dans la boucle la grande distribution, et aux acteurs de cet accord de communiquer pour le faire savoir au grand public. C'est aussi l'ambition de 2021.

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Commentaires 3
à écrit le 17/12/2020 à 11:19
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"Un engagement gagnant-gagnant " Non un engagement gagnant-gagnant-gagnant car il faut savoir que le babibel bio est vraiment meilleur que le babibel classique, alors que ça je ne l'aurais jamais imaginé et le goût ça ne trompe pas donc on peut l...

le 17/12/2020 à 13:49
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Excellente réponse, Ben pour le pinard pour moi il y a l'époque d'avant les sulfites et genrés bio, puis ceux d'après gavés au jaja (expression de l'époque ou on a abandonné la fin de fermentation à la mêche que j'ai connu) une bonne dose de ce jaj...

le 18/12/2020 à 9:23
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Pour le vin le reportage "Mondovino" a exposé je pense clairement l'incroyable obscurantisme du secteur. Le productivisme a tué le goût, a tué le savoir vivre français.

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