Régionales : Christelle Morançais (LR) réélue en Pays de la Loire
Frédéric Thual
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Christelle Morançais.
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Christelle Morançais.
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La présidente sortante Christelle Morançais a été confortablement réélue à la tête de la région des Pays de la Loire. « L'élection n'est pas qu'une question arithmétique, c'est aussi une dynamique...», répétait jusque-là, le candidat écologiste Matthieu Orphelin, mais la dynamique a visiblement profité au camp d'en face. Si les verts et le PS ont bien additionné leurs voix, ils en sont restés là.
La candidate LR de l'Union de la droite et du centre a remporté 46,4% des suffrages devant l'alliance des verts (EELV- Ecologie ensemble citoyenne et solidaire) et du Parti socialiste qui capte 34,8% des voix. Un score qui la place au-dessus du résultat réalisé en 2015 par son prédécesseur Bruno Retailleau. «C'est une vraie reconnaissance du travail engagé depuis trois ans. J'ai mené une campagne de sincérité et d'humilité face à une gauche dure, rassemblée, une gauche de la décroissance... La droite a montré qu'elle pouvait gagner quand elle est rassemblée », a-t-elle indiqué. « Ca nous donne beaucoup de perspectives », a ajouté, de son côté, Franck Louvrier, le maire de la Baule, où se tiendra le 28 août prochain l'Université d'été des Républicains. Une victoire très nette contrairement à ce qui était pressenti tout au long de cette campagne, marquée par une dernière semaine à l'ambiance délétère. « Une semaine éprouvante » , a reconnu Christelle Morançais, suite aux tensions avec Matthieu Orphelin qui lui reprochait de banaliser des propos homophobes qu'auraient tenus des militants LR à son encontre. La candidate LR avait alors quitté le plateau TV de France 3 où devait se dérouler le débat de l'entre-deux tours. « Je demande juste du respect », a affirmé le soir de l'élection, la présidente des Pays de la Loire qui a réussi à gagner douze points entre les deux tours. « En allant, sur le terrain », justifie-t-elle au regard d'une campagne inhabituelle, marquée par les contraintes des gestes barrières, par le « fiasco de la distribution de la propagande électorale », a réagi le socialiste Guillaume Garot et finalement d'une abstention record (68,3%), où rien n'a véritablement changé d'un vote à l'autre. Elle arrive en tête aussi dans quatre (Sarthe, Vendée, Maine-et-Loire, Mayenne) des cinq département de la région. Seule la Loire-Atlantique, territoire de gauche, a placé les écologistes et le PS (41,9%), en tête, avec 1,5 point d'avance sur la liste de l'Union de la Droite et du centre (40,4%). C'est aussi une première victoire en son nom propre pour celle qui avait été adoubée en 2017 par Bruno Retailleau, touché par le cumul des mandats, et qui avait opté pour le Senat.
Frédéric Thual