Seris entre dans le top 10 mondial de la sécurité
Frédéric Thual
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Arnaud Jamet, du pôle international du groupe Seris.
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Arnaud Jamet, du pôle international du groupe Seris.
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« Nous achetons toujours des entreprises positionnées dans le même métier que nous, situées dans le top 3 de chaque pays. Des sociétés orientées vers des clients privés plutôt que publics. Détenue par le fonds d'investissement V4C Eastern Europe, qui voulait en sortir, Konsalnet cochait tous nos critères », se félicite Arnaud Jamet, président du pôle international du groupe Seris, spécialisé dans la sécurité - 80 % de gardiennage, 20 % dans la technologie.
Fondé à Saint-Nazaire en 1958, repris par l'actuel PDG, Guy Tempereau, en 1976, ce groupe familial plutôt discret s'est développé dans une vingtaine de pays, en Europe (France, Belgique, Pologne), en Afrique et ailleurs dans le monde sur des marchés dits « dégradés » (Afghanistan, Amérique latine...) via la société Amarante International, dont il détient 46 %.
Avec l'acquisition de Konsalnet (10.000 personnes), positionnée sur la surveillance humaine, la sécurité incendie, la télésurveillance, la sécurité mobile, qui assure des prestations de surveillance et de télésurveillance sur 3.200 installations auprès de 60.000 clients, Seris entre dans le cercle des dix premières sociétés de sécurité des biens et des personnes dans le monde. « Cette nouvelle implantation nous ouvre en outre un accès à l'Europe centrale et de nouveaux marchés stratégiques », précise Guy Tempereau. De 500 millions d'euros en 2018, le chiffre d'affaires devrait bondir à 700 millions d'euros en 2020.
« Contrairement à ce qu'on pourrait croire, le marché de la sécurité est en régression en France, où coexistent 4.000 entreprises très difficilement rentables. La raison ? La sécurité est achetée par les services achats et est considérée comme une charge que l'on cherche à diminuer », explique Arnaud Jamet. « D'où notre stratégie de développement à l'international, et prioritairement axée vers le secteur privé. À l'image des 8 à 10 % de croissance du marché polonais, l'Afrique et l'Europe centrale présentent des taux de croissance et de rentabilité bien supérieurs à ce que l'on rencontre en France », justifie-t-il.
Frédéric Thual