C’est en Vendée (Pays de la Loire) que les fondateurs des vélos électriques Gaya ont choisi de relocaliser leurs activités. Le choix s’est porté sur l’entreprise Arcade Cycles, un acteur incontournable du marché situé à La Roche-sur-Yon. Une association qui marque le début de leur objectif “Made in France”.Avec 1,4 milliard d'euros de chiffre d'affaires en 2022, le marché du vélo à assistance électrique rattrape son retard en France. « Depuis la crise sanitaire, il a connu un énorme boom, soit +30% entre 2020 et 2021 », indique Amélie Guicheney qui a cofondé en 2021 la start-up Gaya avec Jacques Bonneville. Laquelle se positionne sur « deux segments qui fonctionnent très bien : le vélo électrique et le vélo cargo ».
Et malgré un léger ralentissement en 2022 (+12%), l'entreprise profite d' « une très belle dynamique de marché » impulsée entre autres par le Plan vélo du gouvernement (6 milliards d'euros injectés sur la période 2023/2027 en partenariat avec les collectivités locales, en partie pour développer une filière économique du vélo) mais aussi par « un fort engagement de l'Europe » qui souhaite mettre le vélo au centre de son projet de transition écologique.
Face au nouvel engouement des Français pour le deux-roues, « +30% d'usages à Paris », cite-t-elle, ce marché continue à « être soutenu de manière active par les pouvoirs publics et la dynamique va se poursuivre ». Les acteurs de cette filière sont de plus en plus nombreux, parmi lesquels Douze Cycles, O2Feel, Moustache, Kiffy ou encore Yuba.
Pérenniser le savoir-faire local
Alors que le gouvernement souhaite l'assemblage d'1,4 million de vélos en France d'ici à 2027 et de 2 millions à l'horizon 2030, Gaya, en tant qu'entreprise à mission, a, elle, pris le virage, cette année, de réindustrialiser sur le sol français l'assemblage de ses deux modèles « pour favoriser l'emploi et pérenniser le savoir-faire local », dit-elle. Jusqu'alors ses vélos étaient fabriqués en République tchèque.