À Nice, ExactCure crée un jumeau numérique qui nous veut du bien
Laurence Bottero
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Photo d'illustration
Istock
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La health-tech est clairement l'avenir de la santé. En mêlant technologies et médical, c'est parfois tout un pan de ce secteur qui s'en trouve largement modifié. Dans ce contexte, la personnalisation de la santé est une sorte de Graal, une promesse faite sur l'autel de ce que permettent l'intelligence artificielle, la datascience, l'IoT... Une promesse qui tend, peu à peu, à se concrétiser et à ne plus être un rêve de laboratoire ou de scientifique mais une vérité du quotidien.
C'est à cela que participe ExactCure. Une aventure qui commence en 2018 mais qui naît bien plus tôt dans la tête de Frédéric Dayan. Cet expert en modélisation fait ses premières armes dans un secteur qui n'a pas grand-chose à voir avec la santé puisqu'il dirige une équipe de recherche et développement au sein d'un grand acteur industriel, Dassault Systèmes. Mais Frédéric Dayan est aussi docteur en pharmacie, titulaire d'un doctorat ès sciences de la vie et possède également un diplôme d'ingénieur obtenu à l'école de physique et de chimie de Paris. Une richesse qui va contribuer à faire germer le concept d'ExactCure : mettre les technologies de pointe au service autant des professionnels de santé que des patients.
Et pour ce faire, ExactCure choisit de créer le jumeau numérique, ce double digital qui va permettre de tester, grandeur nature mais sans risque, ce qui peut être administré au patient. Un patient qui est unique, qui possède ses propres caractéristiques, allergies, métabolisme... Et c'est exactement cela que la start-up prend en compte, tous ces paramètres qui peuvent faire la différence, et dans le domaine du médical, une petite différence peut avoir un énorme impact.
Ce que fait ExactCure c'est donc de simuler les interactions des médicaments dans l'organisme en tenant compte de tout ce qui fait que le patient est unique : son âge, son sexe, son état hépatique et son génotype, ainsi que tout autre élément qui peut avoir une influence sur quelque médicamentation que ce soit, comme les allergies. « Notre objectif est de faire en sorte que le patient ne subisse aucune surdose, aucune sousdose, et nous aidons à éviter les possibles interactions médicamenteuses », explique Fabien Astic, codirigeant de la start-up.
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