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Kem One : Alain de Krassny, le quatrième candidat (surprise) à la reprise

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L’offre déposée par Alain de Krassny le 10 octobre auprès de l’administrateur judiciaire porte sur la totalité du périmètre du chloro-chimiste tricolore. © Kem One
L’offre déposée par Alain de Krassny le 10 octobre auprès de l’administrateur judiciaire porte sur la totalité du périmètre du chloro-chimiste tricolore. © Kem One (Crédits : Kem One)
Cet ancien cadre dirigeant de Rhône-Poulenc, propriétaire du chimiste autrichien Donau Chemie Group, a déposé, à titre personnel, une offre surprise le 10 octobre. Comme les trois autres offres, elle est assortie de clauses suspensives qui font toujours l’objet d’intenses négociations.

Et de quatre. Un candidat de dernière minute s'est officiellement mis sur les rangs pour la reprise de Kem One (ex pôle vinylique d'Arkema) dont les activités amont ont été placées en redressement judiciaire le 27 mars 2013, huit mois après avoir été acquises par l'homme d'affaires américain Gary Klesch. Il s'agit de Alain de Krassny, propriétaire depuis 1997 de Donau Chemie Group, chimiste autrichien basé à Vienne et ayant publié 304 millions de chiffre d'affaires et 8 millions d'euros de résultat net, en 2012.

Pas d'argent

Selon différentes sources, cet ancien cadre dirigeant de Rhône-Poulenc interviendrait à titre personnel pour ne pas déstabiliser la firme viennoise qu'il a bien développée depuis qu'il en est à la tête. Toutefois, l'homme d'affaires, qui s'intéresserait à Kem One depuis trois semaines environ sur les conseils d'un de ses amis sénateurs, ne mettrait pas d'argent dans la reprise de Kem One. Il aurait en effet perdu beaucoup dans le dépôt de bilan, en juillet 2013, de la puissante chaîne de bricolage allemande Praktiker (3 milliards de CA en 2012) dont il détient une participation de l'ordre 15 % avec son épouse, Isabella, une figure du monde financier autrichien.

Clauses suspensives

L'offre déposée par Alain de Krassny le 10 octobre auprès de l'administrateur judiciaire porte sur la totalité du périmètre du chloro-chimiste tricolore et est assortie de conditions suspensives, à l'instar des trois autres candidats à la reprise: les deux fonds d'investissement d'origine américaine OpenGate Capital et Sun Capital, ainsi que la CGT.

De la levée de ces clauses suspensives dépend le sauvetage de l'entreprise forte de 1 290 salariés aujourd'hui, pour la partie amont. Et les réunions se succèdent à Bercy et au ministère du Redressement productif sous l'égide tant de l'Elysée que de Matignon.

Les prix des matières premières

Le processus avance, semble-t-il, lentement, du fait du nombre des parties prenantes et de la complexité du dossier. Resterait toujours et encore « 20 % du chemin à parcourir, ce sont les 20 % les plus compliqués », précise Sébastien Kiekert Le Moult, un des associés d'OpenGate, qui se veut néanmoins raisonnablement optimiste. Les négociations se prolongent en particulier sur la question des prix des matières premières et de l'énergie fournies par Total, Arkema et EDF, etc. Tandis que Bpifrance serait sollicitée pour des garanties. Tout ceci doit, en effet, se régler dans le respect du droit européen.

Rendez-vous le 12 décembre

Quant à la filiale aval (Kem One Vinyls SAS), jugée indispensable pour la viabilité de l'amont, Gary Klesch a confirmé son engagement d'apporter pour un euro symbolique « tous les titres de cette société à celui qui présentera une solution globale. Cela représente beaucoup de sa part car c'est une affaire qui gagne aujourd'hui de l'argent et qui pourrait être valorisée autour de 100 millions d'euros », met en avant Alain Ribyere, avocat de Kem One.

Une réunion est prévue le 17 octobre prochain entre les équipes de Gary Klesch et celles des candidats. L'ultime rendez-vous est fixé au 12 décembre, date à laquelle le tribunal de commerce de Lyon entendra les candidats qui demeureront en lice, à cette époque.

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Commentaires
a écrit le 20/12/2013 à 22:20 :
Ben ils ont du bol d'être tombés sur Alain de Krassny car c'est un patron atypique pour son temps, qui ce souci de ses employés et ne cherche pas à tout crin à faire de l'argent sur leur dos.....mais le patronat francais a semble-t-il du mal à comprendre cela. Voilà un homme riche comme on les aime en France :-)

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