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Oser, le fonds qui finance les énergies renouvelables

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Le fonds aidera également à monter les dossiers : dans les énergies renouvelables, le développement d’un projet peut prendre 4 ou 5 ans et nécessiter 25 autorisations administratives préalables ! © Reuters/Jean-Paul Pélissier
Le fonds aidera également à monter les dossiers : dans les énergies renouvelables, le développement d’un projet peut prendre 4 ou 5 ans et nécessiter 25 autorisations administratives préalables ! © Reuters/Jean-Paul Pélissier (Crédits : © Reuters/Jean-Paul Pélissier)
Cette société de capital risque dispose de 9,5 millions d’euros pour investir dans des projets destinés à favoriser la production d’énergie verte en Rhône-Alpes. La Région qui est majoritaire a réuni dans son tour de table huit autres souscripteurs.

Faire avancer plus vite, voire sortir de l'ornière, des projets locaux et citoyens de fermes éoliennes, unités de méthanisation, installations micro hydrauliques, etc. : telle est l'ambition de « Oser », le fonds de capital risque que la région Rhône-Alpes vient de dédier aux énergies renouvelables. Ce fonds s'appuie sur un financement public-privé.

« Une première »

«C'est une première. D'autres régions y pensent », a savouré Jean-Jack Queyranne, président (PS) du conseil régional de Rhône-Alpes, à l'issue de la première réunion du conseil d'administration, mardi 3 décembre. La Région apporte 5 des 9,5 millions d'euros de capitaux mobilisables à partir du premier janvier 2014. Les premières interventions sont programmées pour le printemps.

Investisseurs traditionnels et spécialisés

Le solde du cash est injecté par la Caisse des Dépôts via la direction régionale, la Caisse d'Epargne Rhône-Alpes, le Crédit Agricole Sud Rhône-Alpes, la Banque Populaire des Alpes, deux investisseurs spécialisés (la NEF et Energie Partagée Investissement) ainsi que deux producteurs d'énergies vertes (la Compagnie nationale du Rhône et GEG Energies Nouvelles, à Grenoble). La coopérative Enercoop Rhône-Alpes, est, elle uniquement membre du conseil d'administration.

De dix à quinze projets concrétisés en trois ans

« Ce fonds traite la question des énergies renouvelables dans le bon ordre en contribuant aux capitaux propres des projets », s'est réjoui Pierre-Henri Grenier, DG adjoint de la Banque Populaire des Alpes, nommé président de la SAS Oser. Les souscripteurs veulent concrétiser de dix à quinze opérations sous deux à trois ans en misant de l'ordre de 0,5 à 1 million d'euros par dossier, parfois plus, parfois moins.

Participation minoritaire

« Selon la taille des opérations nous visons une participation, toujours minoritaire, de 10, 15 ou 20 % », poursuit Bruno Leclair, vice-président de la Région Rhône-Alpes, délégué à l'énergie et au climat. Ces projets seront analysés à l'aune de leur capacité à être rentables car ce fonds, bien que qualifié de « patient », a vocation à dégager des résultats à moyen terme.

Parcours du combattant

Au-delà d'un coup de pouce en espèces sonnantes et trébuchantes, Oser présente l'atout d'avoir fédéré toute une panoplie d'acteurs qui, peuvent détecter, faire émerger et aider à la structuration et au montage d'opérations, qui par nature sont complexes. Le développement d'un projet, dans ce domaine, peut prendre 4 ou 5 ans et nécessiter 25 autorisations administratives préalables ! De plus, chaque filière est confrontée à une problématique particulière. La transition énergétique relève, souvent, du parcours du combattant.

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Commentaires
a écrit le 05/12/2013 à 13:50 :
Selon RTE l'écart entre les prix de l'électricité en Allemagne où elle est moins chère sur le marché et en France s'est encore creusé passant à € 34,32 le Mwh en Allemagne, dont la production atteint plus de 31 Gwh, alors qu’elle est en hausse de 4,4 % à € 74,92 en France sur l’Epex. Les arrêts non planifiés de réacteurs nucléaires en France ont contribué à faire augmenter les coûts. La disponibilité du nucléaire français est de 88% actuellement contre 90% à la même période de l'an dernier. Une vague de froid prolongée en France de 6 à 8 °C en dessous de la normale nécessiterait d'importer 3,6 GW, soit une puissance équivalente à trois grandes centrales nucléaires selon l'exploitant du réseau RTE. Une grande demande en France avec les chauffages électriques plus nombreux qu’en Allemagne et une interconnexion encore limitée expliquent cette divergence qui devrait encore s’accentuer l’an prochain indique RTE.
Réponse de le 08/12/2013 à 13:41 :
vous comparez des choses qui n'ont aucun rapport. Vous parlez de quoi? Des prix de marché? Des coûts de production? Des prix chargés en taxes et autres "adjuvants écologiques"?
a écrit le 04/12/2013 à 5:34 :
C'est vrai que cette belle photos 'd'éoliennes' donne vraiment envie d'investir dans cette belle arnaque.

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