Les objets connectés au service du bien vieillir

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. Les familles sont prêtes a payer un peu plus cher pour que leurs aînés rester chez eux. Le plus grand gagnant de l'EHPAD à domicile, c'est le territoire car il coûte trois fois moins cher.
. Les familles sont prêtes a payer un peu plus cher pour que leurs aînés rester chez eux. Le plus grand gagnant de l'EHPAD à domicile, c'est le territoire car il coûte trois fois moins cher. (Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
[#ForumSmartCity] Vieillir, oui, mais bien et chez soi. C’est le souhait des personnes âgées, et les objets connectés peuvent aider à le réaliser.

Typologie des séniors

Charlotte Marchandise, présidente du réseau français des villes santé de l'OMS, a commencé par rappeler que selon l'OMS, il « existe des déterminants de santé, dont font partie l'urbanisme ».

Selon Laurent Levasseur, président du directoire de Bluelinea, la France est le pays d'Europe où l'ont vit le plus longtemps mais aussi le plus mal. « On parle beaucoup de seniors ou de  silver économie, mais qui sont-ils vraiment ? Il y a trois catégories de personnes âgées : les jeunes seniors, primo retraités, piliers de leur famille, qui s'occupent de leurs parents, de leurs enfants et de leurs petits enfants. Vers 75 ans, on devient un senior fragile, qui nécessite un accompagnement psycho-social. Ensuite, on entre dans la période de perte d'autonomie et de dépendance ».

Seniors et objets connectés

Bluelinea est un opérateur d'objets connectés dédiés à la santé qui est passé du statut de start-up à celui d'ETI en trois ans. Le groupe de protection social Apicil est entré récemment dans son capital. Pour Laurent Levasseur, « l'objet connecté en lui-même tout le monde s'en fiche. C'est l'information qui compte : l'efficience de  l'objet connecté couplé à un accompagnement psycho social. Exemple : avec le bouton d'appel famille, on peut générer un appel vers deux personnes de  sa famille. Sans réponse, l'appel est transféré à notre plateforme. En réalité, ce ne sont pas seniors qui l'achètent, mais des quadragénaires pour leurs enfants. Et les enfants joignent plutôt leurs grand parents qui assurent une sorte de télé assistance basique ». Selon Charlotte Marchandise, il faut « réfléchir aux usages d'abord avant de distribuer ces objets ».

Vieillir chez soi : un souhait largement partagé

 « La ville amie des aînés, cela doit bénéficier à tout le monde. Changer les trottoirs, le mobilier urbain, créer des espaces d'ombre, des parcours de sport que les enfants peuvent s'approprier » énumère Charlotte Marchandise. Les personnes âgées apprécient certainement une ville « seniors compatible » mais veulent surtout vieillir à leur domicile. « 90 % des seniors veulent vieillir le plus longtemps possible chez eux et c'est normal.

Dans quelques jours, nous allons annoncer une offre réalisée avec un groupe d'EHPAD (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) pour  accompagner des seniors à leur domicile. Les familles sont prêtes a payer un peu plus cher pour que leurs aînés rester chez eux. Le plus grand gagnant de l'EHPAD à domicile, c'est le territoire car il coûte trois fois moins cher. Ca créé aussi du lien. Nous ne nous sommes jamais senti aussi jeunes : ca remet la cité a sa place « analyse le président du directoire de Bluelinea.

Des capteurs pour tous

Charlotte Marchandise se dit inquiète des «  projets de smart city clés en main. Pourquoi ne pas fabriquer des capteurs dans des Fab Lab pour les communautés de quartier ? Si on ne se parle pas on va faire des trucs qui vont clignoter mais pour quelle vision ? Il faut réaliser des évaluations de ces objets connectés : quelle méthodologie ? Quelle durabilité de ces innovations. Ces objets sont-ils réparables ? Sans parler du problème éthique soulevé par les données personnels recueillies via ces objets intelligents ».

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