Qui voudrait rater ça ? La première à domicile de Roberto De Zerbi, contre Reims (20h45, DAZN), se jouera à guichets fermés. Une bonne habitude. Ces deux dernières saisons, 44 matchs sur 52 ont affiché complet. « Ce stade fantastique donne plus de cœur aux joueurs, qui se sentent toujours poussés », entonne Fabrizio Ravanelli, de retour à Marseille dans un rôle de conseiller après y avoir joué pendant trois saisons (1997-2000). Une atmosphère « unique », d'après l'ancien attaquant italien, qui en fait un atout supplémentaire pour la reconquête sportive de l'OM, chamboulé après sa huitième place de la saison passée.
Le volcan de Pablo Longoria
À Marseille, tout passe - joueurs, entraîneurs, dirigeants - mais la ferveur demeure. En milieu de semaine, le club a communiqué un total record de 49 000 abonnés, à des tarifs « stabilisés », précise-t-on. Soit 10 000 fidèles supplémentaires par rapport à 2021, pendant la pandémie de Covid, et un millier de plus que la saison dernière. La jauge aurait pu grimper jusqu'à 55 000 s'il n'avait pas été décidé de laisser 7 000 places à la vente lors de chaque match pour les supporters qui viennent au stade ponctuellement. Une façon de rappeler que le seul club français vainqueur d'une Ligue des champions a des partisans sur tout le territoire.
Entre deux voyages pour boucler un recrutement copieux (déjà dix renforts), le président Pablo Longoria a pris le temps de passer un message en interne : il faut que le Vélodrome soit un volcan et que les joueurs ressentent à chaque match « l'effet douzième homme ». Ainsi soutenus, les Marseillais n'ont perdu, toutes compétitions confondues, qu'une fois à domicile en 2023-2024, contre le PSG (0-2). Un soir où le record d'affluence avait été battu (66 046 spectateurs).