Hippisme : le crack et le patriarche
Damien Burnier
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Le 2 juin à Chantilly, lors du Prix du Jockey-club, Carlos Lerner félicite Ronan Thomas vainqueur avec Look de Vega.
LTD/Valentin DESBRIEL/SCOOPDYGA
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Le 2 juin à Chantilly, lors du Prix du Jockey-club, Carlos Lerner félicite Ronan Thomas vainqueur avec Look de Vega.
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Le long du mur blanc, c'est « une vie qui défile ». Alignées par ordre chronologique, les photos des plus grands succès d'entraîneur de Carlos Lerner. Les enfants qu'on voit ainsi grandir, ados endimanchés près de la crinière victorieuse, puis eux-mêmes jockeys en action. Marc, le cadet, monte encore dans des contrées lointaines. Yann, l'aîné de 39 ans, a remisé les casaques pour faire équipe avec le paternel depuis 2013. Nous sommes à Maisons-Laffitte (Yvelines), dans le bureau-QG de l'écurie familiale. En ce matin d'été indien, on y entend le pas des chevaux regagnant les boxes attenants. Le timbre de Lerner mère aussi, bougonnant à l'idée de repartir à la pharmacie pour les soins d'un pensionnaire. La vie de sabot.
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« On est comme des rois ici », embraie le patriarche en nous menant vers le terrain d'entraînement, entrelacs de pistes en herbe ou de sable. On ne sait plus s'il parle des pur-sang ou de son clan, puisque tout le monde réside au domaine. Pour lui et son fils, les journées démarrent avant l'aurore, avec la sortie des premiers lots de chevaux. Parmi eux, il y en a un qui fait parler. Look de Vega s'avancera à Longchamp en prétendant au Prix de l'Arc de Triomphe (16h20), référence mondiale des galopeurs. Plus en net favori, statut conféré en juin par sa démonstration au Prix du Jockey Club, mais perdu en même temps que son invincibilité en course préparatoire. « Gagner l'Arc, ce serait l'apothéose d'une carrière », veut croire Carlos Lerner.
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