Mercredi, à l'heure de l'arrivée de la 5 e étape du Tour de France, David Lappartient reçoit dans son bureau au Comité national olympique et sportif français (CNOSF), qu'il préside depuis un an et la démission dans une ambiance électrique de Brigitte Henriques. La réunion précédente s'est éternisée, et le dirigeant de 51 ans doit prendre le train pour la Suisse et le siège de l'Union cycliste international (UCI), qu'il dirige depuis 2017. L'entretien se prolongera donc dans sa voiture, jusqu'à la gare de Lyon. Les aléas d'un rendez-vous avec un homme pressé et volubile.
LA TRIBUNE DIMANCHE - L'élection des porte-drapeaux cette semaine revêt-elle encore plus d'importance dans le contexte politique ?
DAVID LAPPARTIENT - En effet, ces deux athlètes vont symboliser l'union derrière l'équipe de France dans une semaine qui peut être compliquée pour les institutions du pays. Que le sport soit un facteur de stabilité et d'union par ce biais peut donc avoir une résonance tout à fait particulière. Cela étant dit, être porte-drapeau, ce n'est pas porter un étendard politique. C'est incarner le pays et rassembler l'équipe de France dans le respect de la neutralité de la charte olympique. Ça n'empêche pas les opinions personnelles, mais elles ne doivent pas s'exprimer au nom de l'institution.
Le contexte international, avec les guerres en Ukraine et à Gaza, se prête à des gestes politiques. Avez-vous passé des consignes aux athlètes ?