JO de Paris : les touristes se sont déplacés en nombre lors de la première semaine

Plus de 1,73 million de touristes se sont rendus dans la Métropole lors de la première semaine des Jeux olympiques.
© LTD / J-F ROLLINGER / ONLYPARIS.NET

Plus de 1,73 million de touristes se sont rendus dans la Métropole lors de la première semaine des Jeux olympiques.
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Carton plein pour les Jeux olympiques dans la région parisienne. Plus de 1,73 million de touristes se sont rendus dans la Métropole du Grand Paris lors de la première semaine des Jeux olympiques, soit une augmentation de 18,9% par rapport à la même période l'année dernière, commente le baromètre de l'office de tourisme de la capitale, Paris Je T'aime.
Du mieux par rapport aux semaines précédentes. La fréquentation était, en effet, morose sur la période antérieure à la compétition. Les arrivées internationales étaient en recul de presque 15% du 1er au 25 juillet par rapport à l'année précédente.
Mais c'est surtout autour des sites olympiques que les touristes sont les plus nombreux, en particulier dans le 19e arrondissement. Et pour cause, c'est là-bas que se situe le Club France, où les athlètes viennent célébrer leurs victoires avec le public. La fréquentation du quartier a bondi de 36% par rapport à 2023.
Mais d'où viennent tous ces touristes ? Au total, 924.000 touristes étrangers ont foulé le sol de la capitale la première semaine des JO, en augmentation de près de 14% sur un an. La plupart d'entre eux viennent des Etats-Unis (14,7%) d'Allemagne (6,6%), du Brésil (5,5%), de Grande-Bretagne (5,1%) et d'Espagne (3,1%).
Du côté des Français, 803.000 personnes se sont rendues dans la métropole du Grand Paris et ont dormi au moins une nuit, soit une augmentation de plus d'un quart par rapport à 2023. Fait notable : 1,63 million de Français se sont rendus en Île-de-France uniquement pour la journée. Ils venaient principalement du Rhône (+15,6% comparé à 2023), de Gironde (+20,3%), de Loire-Atlantique (+16,1%) ou encore de Haute-Garonne (+60,9%). Enfin, les Franciliens, eux, n'ont pas tous déserté la région pendant les jeux :
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Sur le front économique, le secteur de l'hôtellerie tire son épingle du jeu, malgré un mois de juillet en demi-teinte. La durée de séjour des touristes est déjà en augmentation du 26 juillet au 2 août. En moyenne, on comptabilise une nuitée de plus par rapport à l'an dernier pour les touristes français. Les étrangers restent précisément 3,2 nuits contre 2,7 l'année précédente, précise l'Office de tourisme, et le taux d'occupation hôtelier parisien prévu pour la seconde semaine des JO atteint, lui, 86%.
« L'effet Jeux accélère les prises de réservation (hôtelières) à Paris Île-de-France », note de son côté Choose Paris Région fin juillet. Avant de compléter :
Les professionnels peuvent d'autant plus se frotter les mains que les prix des nuitées ont augmenté pendant la période. Les visiteurs dépensent ainsi en moyenne 389 euros pour une chambre d'hôtel à Paris sur la période de juin à août 2024 (+24% par rapport à l'an dernier). Le prix moyen des meublés et des locations saisonnières, type Airbnb, lui, s'élève à 234 euros par nuit en juillet 2024, soit une hausse de 40% par rapport à juillet 2023, précise Choose Paris Région.
L'engouement n'est, qui plus est, pas tout de suite prêt de s'estomper. Entre les JO et les Jeux paralympiques, qui auront lieu du 28 août au 8 septembre, l'Office de tourisme de Paris prévoit pour le moment une augmentation de 8,5% des arrivées aériennes internationales comparé à 2023, en provenance majoritairement d'Amérique du Nord. Et le taux de réservation dans les hôtels pour les Jeux paralympiques est compris dans une fourchette entre 5 et 20% comparé à l'année précédente.
Si l'engouement profite à certains commerçants proches des sites olympiques, d'autres ont enregistré une baisse d'activité. D'après la fédération du commerce spécialisé Procos, les ventes ont en moyenne reculé de 9% sur le mois de juillet par rapport à l'année précédente.
La fréquentation des aéroports de Paris, elle, n'a finalement pas augmenté par rapport à l'année dernière.
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Enfin, les taxis parisiens s'estiment les grands perdants de ces Jeux. A tel point que, dans une lettre adressée au ministère des Transports, les syndicats ont réclamé une compensation financière. Ils mettent notamment en avant la perte d'activité subie à cause des restrictions de circulations liées aux jeux et du manque de demande.