La croissance française portée par les Jeux olympiques
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« L'impact transitoire » des Jeux sûr la croissance serait « de l'ordre d'un quart de point », selon la Banque de France.
© LTD / Ludvig Thunman/Bildbyran/Reuters
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« L'impact transitoire » des Jeux sûr la croissance serait « de l'ordre d'un quart de point », selon la Banque de France.
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Les Jeux olympiques et paralympiques en renfort de la croissance française: la Banque de France a indiqué ce vendredi anticiper « une hausse significative » du produit intérieur brut (PIB) au troisième trimestre, qui pourrait progresser jusqu'à près de 0,5% dans un climat d'incertitude politique.
Après avoir crû de 0,3% au deuxième trimestre, l'activité économique enregistrerait une augmentation de 0,1% à 0,2% entre juillet et septembre. S'y ajouterait « l'impact transitoire » des Jeux, « de l'ordre d'un quart de point », soit 0,25%, a détaillé la banque centrale dans son enquête mensuelle de conjoncture.
A noter, les retombées positives sur le trimestre du plus grand événement sportif au monde incluent la vente de billets et de droits de diffusion audiovisuelle, le surcroît d'activité des entreprises de transports, de l'hébergement-restauration et de celles participant à l'organisation des Jeux (comme les fournisseurs, la sécurité, etc.) ou encore les primes versées aux agents publics, selon la Banque de France. Elles n'intègrent pas les effets antérieurs liés à la préparation des JO, comme la construction des infrastructures, ni les possibles retombées futures, en termes de tourisme notamment.
De son côté, l'Institut national de la statistique (Insee) avait estimé début juillet que l'accueil des Jeux olympiques (26 juillet-11 août) et paralympiques (28 août-8 septembre) par la France devrait apporter 0,3 point supplémentaire de croissance, laquelle atteindrait au total 0,5% au troisième trimestre. Elle table ensuite sur une contraction du PIB de 0,1% au quatrième trimestre.
Selon l'enquête de conjoncture de la Banque de France, l'activité s'est inscrite en hausse en juillet dans le bâtiment et les services.
Dans ce dernier secteur, si les services aux entreprises comme l'édition ou le nettoyage sont restés en hausse, la situation est plus contrastée pour les services aux particuliers.
Plus de 1,73 million de touristes se sont rendus dans la Métropole du Grand Paris lors de la première semaine des Jeux olympiques, soit une augmentation de 18,9% par rapport à la même période l'année dernière, selon le baromètre de l'office de tourisme de la capitale, publié jeudi. Du mieux par rapport aux semaines précédentes. La fréquentation était, en effet, morose sur la période antérieure à la compétition. Les arrivées internationales étaient en recul de presque 15% du 1er au 25 juillet par rapport à l'année précédente. Même constat pour l'hôtellerie. Alors que le taux d'occupation est descendu à 56% dans les hôtels de la capitale du 1er au 26 juillet selon le lobby du secteur (l'UMIH Ile-de-France), il est remonté à 82% depuis.
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Dans l'industrie, l'activité a stagné en juillet, pénalisée par l'automobile qui a vu les ventes de véhicules électriques s'essouffler après la suspension par le gouvernement du dispositif de « leasing social », victime de son succès. Ce secteur continue par ailleurs de souffrir de problèmes d'approvisionnement (38% contre 11% dans l'industrie dans son ensemble).
Pour le mois d'août, les dirigeants anticipent une activité en hausse dans l'industrie et les services, tandis que le bâtiment serait en repli.
Mais la Banque de France a pointé les « larges aléas » qui pèsent sur cette prévision, tant à la hausse - « les possibles effets d'entraînement » des JO - qu'à la baisse en raison de l'incertitude politique post-élections législatives anticipées. Cet effet JO sera par ailleurs « ponctuel (et) disparaîtra pour l'essentiel au quatrième trimestre », a souligné le chef économiste de la Banque de France, Olivier Garnier, lors d'un point presse.
Les espoirs demeurent néanmoins sur des conséquences positives des JO 2024 dans le futur.
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Concernant les prix, si leur dynamique s'est quasi normalisée dans l'industrie et le bâtiment, ce n'est pas encore totalement le cas dans les services, où 8% des entreprises les ont augmentés en juillet (soit plus que le niveau pré-Covid de 5%) contre 4% qui les ont baissés selon la Banque de France. Les difficultés de recrutement, qui s'étaient envolées après la pandémie, ont poursuivi leur recul, citées par 33% des entreprises (contre 35% en juin).
(Avec AFP)
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