Sydney McLaughlin et Femke Bol : deux couloirs, deux ambiances
Stéphane Colineau
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Femke Bol et Sydney McLaughlin en finale aux JO de Tokyo, le 4 août 2021.
© LTD / Li Yibo/Xinhua/ABACAPRESS
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Femke Bol et Sydney McLaughlin en finale aux JO de Tokyo, le 4 août 2021.
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Dans le premier couloir, l'Américaine Sydney McLaughlin, foi chevillée au dossard, ne bondira pas des starting-blocks du Stade de France sans une pensée émue pour Jésus. Dans le deuxième, sa rivale néerlandaise Femke Bol, comme chez elle au pays de Descartes, ne jurera que par ses carnets d'entraînement au moment de s'élancer. Les deux seules femmes de l'Histoire capables d'expédier un 400 mètres haies en moins de 51 secondes lancent leur quête olympique aujourd'hui avant l'explication finale jeudi, combat le plus alléchant de la semaine féminine d'athlétisme à Saint-Denis. Concentrée sur sa performance, McLaughlin n'a pas commenté la cérémonie d'ouverture jugée irrévérencieuse par certains ni la polémique autour d'un tableau prétendument religieux, en partie censuré par la chaîne américaine NBC.
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Peu probable qu'elle ait savouré sans réserve. Sa bio sur Instagram tient en une phrase: « Jésus est le Seigneur. » Un lien renvoie vers plus de précisions: « La quête de la perfection et de plaire de Sydney McLaughlin a continué pendant des années, jusqu'à ce que Dieu fasse irruption dans son histoire avec sa grâce écrasante, transformant l'amour et renforçant la vérité. » Son million de suiveurs sait que sa foi a plus de prix à ses yeux que ses titres olympiques (2021) et mondiaux (2022). Lorsqu'elle est devenue la première femme sous les 51 secondes en 2022 (50"68), elle a posté un verset. Et après son nouveau record du monde en 50"65 aux sélections américaines à Eugene (Oregon) le 30 juin dernier, McLaughlin a lancé au micro de NBC, mystique: « Je ne m'y attendais pas, mais tout est possible avec le Christ. »
Stéphane Colineau
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