Rugby : les chefs du village breton
Stéphane Colineau
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Ballon de rugby avant une transformation
© LTD / Shutterstock
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De Bayonne à Paris, les tribunes du Top 14 ont peu de chances d'échapper cette saison à un phénomène connu des spectateurs du Tour de France : l'éclosion intempestive de drapeaux bretons. Il faudra y voir un hommage au RC Vannes (RCV). Le promu de Pro D2 est le premier représentant régional de l'histoire du championnat, ce que ne devrait pas se priver de surligner sa diaspora partout dans le pays. « On aime sortir nos drapeaux dès qu'il y a un événement, même quand on n'est pas directement représentés, s'amuse le coach Jean-Noël Spitzer. C'est beaucoup de second degré. »
Malgré son nom transmis par un père alsacien, le manager et entraîneur principal de l'équipe est né dans le Morbihan. Il est l'incarnation de la « bretonnitude », lancée à partir d'aujourd'hui à l'assaut du Top 14, avec un duel rêvé contre les stars du Stade toulousain (21h05, Canal+). Spitzer a asséné ses premiers placages sous le maillot bleu et blanc à l'âge de 9 ans. En 2005, vingt-deux ans plus tard, le troisième ligne aile est devenu un entraîneur en chef précoce. Le RCV évoluait alors en Fédérale 2. Il faisait déjà équipe avec Goulven Le Garrec (adjoint), fils d'un éducateur historique du RCV et père de Nolann, demi de mêlée international parti finir sa formation au Racing 92.
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Connaisseur de l'identité régionale, Jean-Noël Spitzer ressuscite lors des causeries le souvenir des pirates et corsaires locaux pour mieux motiver ses joueurs à « piller » l'en-but adverse. Cette saison, il sait qu'il lui faudra convoquer le souvenir de Surcouf avec plus d'emphase que jamais. Le RC Vannes est déjà condamné par les spécialistes : sondés en août par le journal spécialisé Midi Olympique, les treize autres coachs de Top 14 ont pronostiqué qu'il terminerait dernier et relégué.
Stéphane Colineau
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