Rugby : pourquoi le Top 14 cartonne
Stéphane Colineau
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Le Stade français face au Stade toulousain, le 3 décembre à Paris.
© LTD / ALAIN MOUNIC/PRESSE SPORTS
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Il y aura foule ce soir à Ernest-Wallon. Le Stade toulousain, deuxième du Top 14, accueille le leader, le Stade français. Depuis plusieurs jours, la billetterie en ligne du club hexagonal le plus titré ne propose plus qu'une poignée de places, remises sur le marché par des abonnés. Si les deux équipes dominantes de la phase régulière atteignent les demi-finales, qui auront lieu les 21 et 22 juin à Bordeaux, il faudra aussi se montrer vif pour les voir évoluer. Tous les billets du Matmut Atlantique, de même que ceux pour la finale à Marseille, sont vendus depuis début mars, à l'exception des quotas réservés aux clubs qualifiés.
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Les enceintes garnies: une habitude en Top 14. La Ligue nationale de rugby (LNR) a révélé que le record d'affluence après 21 journées, déjà battu la saison dernière, était de nouveau tombé. « Depuis le début de la saison 2023-2024, ce sont 2,2 millions de spectateurs qui se sont rendus dans les stades [environ 15000 spectateurs par match], en hausse de 3,5 % par rapport à la saison passée », s'enorgueillit l'institution. L'Union Bordeaux-Bègles (UBB) survole la mêlée, avec 27 656 spectateurs de moyenne. Toulouse (19 823) et Toulon (17 276) suivent. Oyonnax (9164) ferme la marche. « Il y a à peine plus de vingt ans, le championnat s'appelait Élite 1 et il y avait 5000 spectateurs en moyenne », se souvient le cofondateur de l'Observatoire du sport business, Vincent Chaudel. Une manière de souligner que la progression est forte et n'allait pas de soi. Le basculement des moyennes agglomérations vers les grandes villes en tant que places fortes n'explique pas tout. Les deux représentants franciliens, le Racing 92 (11583 spectateurs) et le Stade français (13006), attirent moins de public que Perpignan (13463).
Stéphane Colineau
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