Tour de France : l’empire Romain !
Mickaël Caron
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Romain Bardet, hier à Rimini (Italie).
© LTD / Thomas SAMSON / AFP
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Romain Bardet, hier à Rimini (Italie).
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À la Pogacar. À une cinquantaine de kilomètres de l'arrivée de la première étape du Tour de France 2024, entre Florence et Rimini, Romain Bardet (DSM-firmenich PostNL) a eu le nez creux et la chaussette légère pour accélérer seul et rattraper l'échappée du jour, dans laquelle Valentin Madouas (Groupama-FDJ) fut le tricolore le plus opiniâtre.
Relayé par son équipier néerlandais Frank Van den Broek, qui a passé toute la journée à l'avant, le Français a tenu face au retour du peloton et raflé pour quelques mètres sa quatrième victoire d'étape, la première depuis 2017. Impossible de rêver d'un plus beau scénario.
Ni pour les organisateurs du Tour ni pour le cyclisme français, qui n'espérait sûrement pas faire mieux que l'an dernier, quand Victor Lafay avait gagné la 2e étape. S'il a été le Tricolore le plus régulier de la Grande Boucle (2e en 2016, 3e en 2017) depuis une décennie, Bardet, 33 ans, n'en avait jamais porté le maillot jaune. Voilà une anomalie réparée pour son ultime participation.
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Il y a quelques semaines, il avait annoncé qu'il prendrait sa retraite après le Dauphiné 2025. L'Auvergnat, qui a reconnu l'étape vers le Lioran, chez lui, le 10 juillet, s'est senti pousser des ailes. Il endosse la toison d'or trois ans presque jour pour jour après Julian Alaphilippe, vainqueur et leader du premier jour, à Landerneau, en 2021. Jusqu'à ses derniers feux, Bardet aura faim de victoire. Il a souvent été devant mais n'a pas tant gagné. Cette saison encore, il a pris la 2e place à Liège-Bastogne-Liège, un fameux résultat mais qui a peut-être nourri chez lui cette idée qu'il lui manquerait toujours un petit quelque chose. Tout comme sa 9e place au classement général du Giro, où une fois encore il a fait preuve de régularité mais n'a pas trouvé l'occasion de briller. Hier, c'est lui qui a eu un petit truc en plus.
Mickaël Caron
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