[START'UP NEWS] Après les "Pigeons", les "Autruches" interpellent François Hollande... et les 7 autres actu du jour à lire quand on est entrepreneur

 |   |  1108  mots
Après les Pigeons, voici venus les entrepreneurs-autruches, submergés par la paperasse administrative. (DR Laurent KB/Flick'r)
Après les Pigeons, voici venus les entrepreneurs-autruches, submergés par la paperasse administrative. (DR Laurent KB/Flick'r) (Crédits : DR Laurent KB/Flickr)
Le nouveau manifeste des entrepreneurs adressé au gouvernement, pour demander une simplification administrative... les villes américaines qui entendent concurrencer la Silicon Valley... L'Allemagne qui demande à quatre strat-up de lancer la quatrième révolution industrielle... La diversification de Spartoo dans le textile... Les start-up suisses préférées de Pierre Chappaz... Le business des box décliné pour les animaux...

? La pétition des autruches
Après les «Pigeons» contre les nouvelles dispositions fiscales, un nouveau groupe d'entrepreneurs s'affuble d'un nom de volatile pour donner de la voix à l'adresse du gouvernement : voici les «Autruches», qui prennent la plume pour alerter le chef de l'Etat François Hollande contre la «complexité inutile de l'administration de notre pays», pour solliciter la création d'un «guichet réellement unique», la lutte contre les impayés... et une «imposition plus juste». Le dilemme fiscal qui les agite est la différence de taux moyen d'imposition (30% pour une PME, contre 8% pour une entreprise du Cac 40, selon le manifeste citant le conseil des prélèvements de la cour des comptes), et non le niveau d'imposition des plus-values de cession, qui irrite les «Pigeons».

Les «Autruches» tiennent d'ailleurs à prendre leurs distances par rapport à cet autre groupe d'entrepreneurs protestataires, qu'elles qualifient de « sous-ensemble de l'entrepreneuriat français». Les «Autruches» se revendiquent, elles, porte-parole des 3,4 millions d'entrepreneurs français. Mise en ligne il y a une semaine, leur pétition a reçu à ce jour 440 signatures.
(signer la pétition ici)

? La Silicon Valley... has-been ?
La Silicon Valley a de la concurrence. A Londres, à Paris bientôt, au Nigéria, en Inde... les alternatives se multiplient au niveau mondial, avec une floraison de hubs technologiques rassemblant start-up, universités et tout l'écosystème de services et d'infrastructures nécessaires à l'épanouissement de ces jeunes pousses à forte croissance. Mais si la plus sérieuse concurrence du célèbre cluster technologique californien venait... des Etats-Unis ? New York multiplie les initiatives et les messages à l'adresse des jeunes entrepreneurs pour vanter les bénéfices d'une installation dans sa municipalité. Mais d'autres villes américaines moins célèbres afficheraient déjà un taux de dépôts de brevets par million de résidents supérieur à celui de la Silicon Valley : Burlington (Vermont), Rochester (Minnesota) et Corvallis (Oregon) sont citées dans l'étude du Brookings Institute.
(source : inc.com)

? L'ambition allemande
Lancer la quatrième révolution industrielle, en connectant les objets du monde de l'ingénierie et de l'automobile. C'est ce que Philip Rösler, le ministre de l'Economie allemand, aurait demandé à quatre jeunes entrepreneurs l'accompagnant lors d'un récent voyage à destination de la Silicon Valley. «Ce dont nous avons besoin, c'est de quelque chose comme un Apple allemand», a précisé le ministre d'Angela Merkel, selon Der Spiegel. Une fois arrivé en Californie, Philip Rösler a rencontré l'Allemand Peter Thiel, le co-fondateur du service de paiement en ligne PayPal, expatrié aux Etats-Unis où il est devenu milliardaire.

Le ministre a proposé à l'entrepreneur de s'installer en Allemagne avec son expérience et sa fortune : le milliardaire a promis une prochaine visite... Berlin s'efforce en effet de défendre sa réputation de terreau le plus fertile d'Europe pour les start-up (même si le dernier classement Start-up Genome situe la capitale allemande au 15e rang des technocentres les plus prolifiques du monde, derrière Paris -11e- et Londres -7e). A Berlin, qui a vu émerger SAP, Zalenda ou encore Jamla (qui s'apprête à déménager son siège à la Tech City de Londres), on estime toutefois que l'effervescence entreprenariale de la ville est nullement due à l'action gouvernementale, et on regrette le manque de grands investisseurs.
(source : der Spiegel)

? Le tweet

 


 (concourir : prixdujeuneentrepreneur.latribune.fr)

? La stratégie de conquête
Spartoo étend son offre au textile. Le site spécialisé dans la vente de chaussures en ligne, concurrent de Sarenza et Zalendo, va proposer à partir de la mi-mars 6000 modèles, provenant d'une centaine de marques. Spartoo s'était déjà diversifié dans les sacs à main et la bagagerie en 2010. L'an dernier, il a réalisé 140 millions d'euros de chiffre d'affaires.

(source : Spartoo)

? Le pitch qui buzze
La start-up dont on entend parler ce jeudi sur les réseaux sociaux s'appelle Jobsenboite. L'idée : un «vis ma vie» professionnelle. Etudiant en mal d'orientation, chômeur en reconversion, ou simple curieux peuvent partager le quotidien d'un professionnel pendant un demi-journée à trois jours. Seuls 37 métiers sont proposés pour le moment, parmi lesquels viticulteur, professeur (de yoga, d'anglais...), chef de projet marketing, éducateur canin, magicien ou... entrepreneur. La start-up prélève une commission de 15% sur chaque forfait.
(site : jobsenboite)


? Le business qui monte

Depuis le succès de Joliebox -lancée par cinq jeunes entrepreneurs français et rachetée par l'américain Birchbox en septembre 2009, les déclinaisons vont bon train : cosmétiques, lingerie, vin, confiseries, produits gastronomiques, préparation au mariage... Et voici maintenant la box pour nos fidèles compagnons à quatre pattes. La start-up Animalbox décline une version pour chats et une pour chiens, respectivement baptisées Miaoubox et Woufbox (ça ne s'invente pas). Sur les 14,90 euros mensuels perçus par box, 50 centimes sont reversés à des refuges et des associations de protection des animaux. Antoine Chabassol et Pierre-Henri Coustenoble ont levé 1,7 million de dollars à l'automne 2012 pour développer leur start-up.
(source : JDN )


? 50 start-up suisses à suivre
En Suisse, les business angels misent de plus en plus sur les start-up de haute technologie en phase d'amorçage, avec des investissements qui ont grimpé «20 millions de francs par an avant la crise à 50 actuellement», selon Claude Florin, président du club de business angels A3 Angel cité par Bilan. Le journal liste 50 start-up des secteurs des biotech, medtech, cleantech, de l'internet, de l'agroalimentaire, du luxe, du mobile et de l'éclectronique. Quatre d'entre elles (sont recommandées par Pierre Chappaz, entrepreneur français à succès de Kelkoo, Wikio et E-buzzing : JMC Lutherie, qui propose des enceintes acoustiques en bois d'harmonie ; le producteur de vélos électriques Voltitude ; Softcar, qui lance la production en Suisse et à Shanghai d'un véhicule électrique élaboré avec Total ; ou encore SpirAlps qui entend commercialiser sur un site en ligne ses boissons à base de microalgue spiruline, riche en fer et en vitamines.
(source : Bilan.ch)

? Pour rire...
Imaginez un nouveau réseau social lancé ce jeudi... qui cesserait son activité au bout de 45 minutes, n'ayant attiré que six utilisateurs, «tous employés par la compagnie», selon son fondateur. Le développeur de 36 ans aurait tenté de vendre la plateforme à un investisseur lors de sa courte existence - en vain. Il se réjouit déjà à l'idée de présenter aux investisseurs son prochain projet : un site d'enchères entre particuliers, baptisé iBuy...
Un récit de faillite fictive à lire dans le journal satirique américain The Onion.
(source : the Onion)

 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 08/03/2013 à 8:29 :
Quel nul, ce flanby !
Réponse de le 08/03/2013 à 8:53 :
Les nuls, ce sont ceux qui ont mis la France dans cet état avant lui.
Réponse de le 08/03/2013 à 9:40 :
Non. On est nul quand on dit que l'on veut inverser la courbe du chômage et que l'on continue de taper sur les TPE-PME en en rajoutant une bonne couche ! Il nous emmène dans le mur.
Réponse de le 08/03/2013 à 11:15 :
Ce qui est grave, c'est que certains nous aient envoyés dans le mur, souvent par idéologie populiste et sociale et sans le savoir. Ce qui est nul, c'est d'appuyer sur l'accélérateur quand on est déjà dans le mur !
a écrit le 08/03/2013 à 1:26 :
En tant qu'entrepreneur, je me reconnais bien plus dans ces "Autruches". Je n'ai rien contre le niveau des prélèvements, certes élevé, mais qui est nécessaire à la France en cette période de crise (j'aimerais juste que l'argent récolté ne soit pas dilapidé en bouclier fiscal, un comble !). De plus, si je paye des impots sur les bénéfices, c'est justement que j'en fait des bénéfices. Je souhaite simplement que tout le monde soit traité à la même enseigne. Je suis taxé à plus de 30% alors que les grands groupes du CAC ne dépassent pas les 15%. Où est la justice ? Ou est l'égalité ? Je ne veus pas payer moins que les autres. je veus payer comme les autres. Et c'est vrai aussi que la complexité administrative n'aide pas. Avec les moyens informatiques actuels, on peut faire beaucoup plus simple. Enfin une dernière chose qui me tient à c?ur : le Small Business Act. Les grands groupes devraient avoir obligations de consacrer 10% de leurs achats à des petites société. Facile à mettre en place, facile à contrôler et efficace pour relancer l'emploi.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :