Soutenu par l'État, le développement du photovoltaïque s'est renforcé au cours des dernières années en France. Mais la récente baisse du soutien de l'État au rachat d'électricité supplémentaire produite devrait appuyer l'autoconsommation — c'est-à-dire le fait de consommer directement l'énergie solaire produite, sans la réinjecter sur le réseau. Et notamment sa forme collective, qui relie des producteurs à des consommateurs situés dans une même zone géographique.
Une solution qui a décollé déjà depuis quatre ans. Le nombre d'installations d'autoconsommation collective (ACC) en service est passé de 77 en 2021 à 883 à la fin du premier trimestre 2025 dans l'Hexagone. C'est dans cette tendance que s'inscrit l'initiative du Parc industriel de la plaine de l'Ain (PIPA), le plus grand parc industriel d'Auvergne-Rhône-Alpes avec ses 1.000 hectares et ses 185 entreprises implantées pour 8.000 emplois.
Deux centrales photovoltaïques de 5,9 mégawatts-crête (MWc) au total devraient être opérationnelles d'ici à la fin de l'année. Elles alimenteront tout ou partie des besoins de la trentaine d'entreprises déjà intéressées.
Le dossier avait été initié, dès 2020, par le syndicat mixte du PIPA (Région, Métropole de Lyon, Département de l'Ain et Communauté de communes de la plaine de l'Ain), en charge de la gouvernance et de l'aménagement. Il s'agissait alors de développer un parc photovoltaïque pour valoriser un espace non commercialisable pour un usage industriel, via l'intervention d'un tiers investisseur. Mais en 2022, l'explosion des tarifs de l'énergie a fait évoluer le projet vers de l'autoconsommation collective.