Ils sont mobilisés, mais sur différents fronts. Les syndicats du site lyonnais de Renault Trucks sont loin d'être convaincus par le plan de leur direction, actuellement en cours de négociation. Car depuis le 16 juin dernier, un grand plan de restructuration avait été annoncé, d'abord à l'échelle du groupe avec le départ de 4.100 salariés à travers le monde (dont près de 1.250 en Suède) assorti d'une baisse des investissements en recherche et développement, de l'ordre de 35%. En France, celle-ci devait se traduire par la suppression de 463 emplois, essentiellement parmi ses cols blancs, employés par sa filiale, Renault Trucks, à travers un plan de rupture conventionnelle collective (RCC).
Et sur le site de Lyon, à cheval sur les communes de Vénissieux et Saint-Priest (Rhône), près de 298 emplois seraient menacés sur 4.500. En parallèle, un nouveau centre de R&D doit cependant sortir de terre à Saint-Priest d'ici 2021. Et la récupération in extrémis de 40 emplois n'a pas convaincu les syndicats : la semaine dernière, la CFE CGC, syndicat majoritaire sur ce site, avait dégainé la première en s'inquiétant du nombre de dossiers déposés pour la RRC. Car la direction avait reçu, en l'espace d'une quinzaine de jours, près de 333 candidatures, alors que « seuls » 290 départs étaient envisagés.