Industrie : Pourquoi Renault Trucks réduit uniquement les effectifs de ses "cols blancs"
Stéphanie Borg
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Renault Trucks
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Ce jeudi 18 juin, l'assemblée générale de Volvo a du pain sur la planche. Les actionnaires du géant Suédois, qui ne devraient pas recevoir de dividendes en 2020 malgré la bonne rentabilité du groupe en 2019, devront valider un plan d'économie important pour faire face à la crise : baisse des investissements de développement de l'ordre de 35% et plan de réduction de 4 100 salariés dans le monde - dont près de 1 250 en Suède.
En France, cela concernait 463 salariés de la filiale du groupe Volvo, Renault Trucks, soit 25 personnes sur le site de Bourg-en-Bresse et 335 sur le site de Lyon. En compensation, le site pourrait récupérer 100 postes de travail actuellement sous-traités par Arquus, la filiale défense de Renault Trucks.
Cette fois-ci, le plan de départ sera volontaire. Il prendrait la forme d'une Rupture Conventionnelle Collective (RCC). Et même si les conditions de départ ne sont pas encore définies, elles devraient également inclure des opportunités pour reconversion professionnelle ou création d'entreprise.
Dans le groupe, la France est le seul pays à avoir obtenu cette condition du volontariat. Une disposition qui ne s'appliquerait pas ailleurs.
S'il a pu passer la période du confinement grâce aux mesures de chômage partiel, assortie d'un accord de solidarité entre les salariés (versement des jours de congés des cadres pour compenser les pertes de salaires des autres statuts), le constructeur note néanmoins "une chute significative de ses revenus" au regard des dernières années de bonnes performances. D'autant que l'activité à venir est encore difficile à évaluer : le constructeur estime que le marché du camion pourrait baisser de 40 à 50% en 2020.
Stéphanie Borg
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