Chimie : dans le sillage de Vencorex, la crise sociale enfle à Arkema
Oriane Raffin
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Le plan d'investissement d'Arkema pour Jarrie s'élève au global à une vingtaine de millions d'euros, dont une quinzaine pour la mise en autonomie sur la production d'hydrogène.
Arkema/Anne Guillet Caillot
Victimes de la fermeture de Vencorex, en Isère, les salariés d'Arkema négocient âprement leur propre plan de sauvegarde de l'emploi (PSE). A la clé, la suppression de 154 postes. Le directeur du site estime cependant qu'un important travail de négociations a été réalisé.
Depuis le 6 mai dernier, Arkema Jarrie est donc à l'arrêt. Réunis en assemblée générale, mardi, les salariés ont en très large majorité voté la poursuite du blocage du site. « Le mouvement est en cours de durcissement », prévient Hubert Franchi, délégué CGT. Parmi les revendications principales des salariés : une prime supra-légale de 60.000 euros, alors que la direction propose une prime fixe de 30.000 euros, à laquelle s'ajoute la somme de 1.000 euros par année d'ancienneté, plafonnée à 40.000 euros.
« Ils ont décidé d'aller à l'unilatéral et n'attendent pas un accord, déplore l'élu CGT. Nous avons durci car jusqu'à la fin, on peut toujours revenir sur des négociations et la proposition actuelle est inacceptable quand on connaît les moyens du groupe ! C'est le PSE de la honte. »
« Nous ne sommes pas dans la logique d'un chèque simple »
De son côté, Matthieu Brisson, directeur du site, estime qu'un important travail de négociations a été réalisé. « Notre priorité est de trouver des solutions de reclassement, avec un accompagnement. Nous ne sommes dans la logique d'un chèque simple qui accompagne le licenciement ».
Ainsi, un congé de reclassement de 14 à 18 mois (selon l'âge du salarié) sera mis en place pour toutes les personnes concernées, pendant laquelle elles toucheront 100% de leur salaire net. « Il est important de replacer le plan en perspective, avec ces éléments. La comparaison des PSE est problématique », appuie Matthieu Brisson. Selon ses projections, un salarié de 32 ans avec trois années d'ancienneté toucherait au total environ 65.000 euros.
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