Vencorex : contre toute attente, le tribunal retient le projet hongrois et déboute la SCIC
Oriane Raffin et Marie Lyan
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Wikimedia Commons/Jvillafruela
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(publié le 10/04/2025 à 11:31, actualisé à 13:34)
La décision est tombée. Dans un jugement de près d'une quarantaine de pages et que La Tribune a pu consulter, le tribunal des activités économiques de Lyon s'est prononcé en faveur d'une reprise partielle de l'activité de Vencorex France par le groupe hongrois BorsodChem, filiale du Chinois Wanhua. Un coup de massue pour la CGT, une partie des salariés de la structure et les élus locaux, qui s'étaient rassemblés pour présenter un projet de reprise en coopérative (SCIC).
Selon le jugement, l'offre du Hongrois reprendrait entre 54 et 61 salariés. Elle ne concerne que l'activité de tolonates. Vencorex France, contacté par La Tribune, a indiqué ne pas commenter une décision de justice, mais « tout mettre en œuvre pour que l'entrée en jouissance de BorsodChem, prévue le 14 avril à minuit, se passe au mieux ». La liquidation de Vencorex France n'étant pas encore prononcée, le PSE devrait se terminer dans les semaines qui viennent.
Dans un communiqué, BorsodChem se dit « heureux ». « Ce jugement vient conforter un projet industriel ambitieux structuré depuis plus de six mois, et marque le point de départ d'un nouvel avenir pour ce site stratégique de la chimie française. L'offre présentée par BorsodChem repose sur une ambition claire : pérenniser l'activité de
production, restaurer la compétitivité du site et créer les conditions d'un développement
durable à l'échelle européenne. ».
Les porteurs du projet de SCIC étaient pourtant optimistes, ayant pu avancer, mercredi, le soutien d'un groupe industriel étranger, à hauteur de 44 millions d'euros, ainsi que de la Région et de l'Etat, alors que Marc Ferracci s'était engagé à verser 1 euro public par euro privé investi. Mais leur projet, qui comptait sur un délai supplémentaire de quatre semaines, n'a pas été jugé recevable à ce stade, faute d'engagements financiers suffisants.
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Contacté par La Tribune, Olivier Six, directeur de CIC Orio et co-porteur du projet de SCIC aux côtés de la CGT et des collectivités locales, parle « d'une décision incompréhensible. C'est un énorme gâchis. Aujourd'hui, malheureusement, il n'y a plus rien à faire pour Vencorex et pour la plateforme. »
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