Bandeau Women For Future

Le mentorat, un levier vers l’égalité : duo 6

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Cécile Delettré, Fondatrice d’International au féminin est mentor d'Anaïs Salson, Fondatrice de What If Spirit
Cécile Delettré, Fondatrice d’International au féminin est mentor d'Anaïs Salson, Fondatrice de What If Spirit (Crédits : DR)
Six duos inspirants ont participé à la grande soirée Women For Future le 11 décembre 2017 au Théâtre de La Madeleine. Des femmes de différentes générations, issues de territoires et de secteurs variés, qui se sont choisies mutuellement pour faire une partie du chemin entrepreneurial ensemble. Mentor et mentee ont chacune des expériences à partager. Et initient, en véritables rôles modèles, la nouvelle génération du leadership au féminin. Rencontre avec le sixième duo.

L'expérience entrepreneuriale ? Anaïs Salson l'a déjà osée en créant une première startup avec le soutien du réseau International au Féminin. Un essai qui ne se transformera pas ; la société ayant fermé ses portes en novembre 2016. Mais, comme tout bonne entrepreneure qui se respecte, l'échec est avant toute chose, un atout. Le comprendre, l'analyser et l'utiliser pour recommencer en mieux, c'était vraiment ce qu'Anaïs avait en tête. Cécile Delettré, à la tête d'International au Féminin, le sait bien et encourage vivement la jeune femme à poursuivre sur sa lancée. « Anaïs a non seulement le goût d'entreprendre, mais porte un projet international et éducatif qui correspond à notre ADN. J'ai décidé de l'accompagner, la challenger, lui transmettre mon expérience, lui faire partager notre réseau, de la rendre visible auprès de partenaires potentiels, parce que seule, à 29 ans et donc avec une courte expérience professionnelle, les acquis n'en sont qu'à leur début. Un soutien est évidemment primordial ». Soutien qu'Anaïs reçoit en toute confiance et qui l'a aidée à clarifier son projet : « Je viens de créer What If Spirit, une structure qui a pour mission d'aider les élèves du monde entier à entreprendre leur vie. Une grande partie des métiers de 2030 n'existent pas encore ; qui nous y prépare ? Regardez le système éducatif qui utilise encore les méthodes d'hier pour enseigner... Il est urgent d'accélérer la transformation numérique dans les écoles et de s'inspirer des bonnes pratiques déjà existantes ». Et l'inspiration, c'est dans le monde entier qu'Anaïs la trouve ; elle qui, déjà à 17 ans, était partie vivre une année en Argentine avant de faire Science Po Toulouse puis de repartir en Australie et de revenir pour créer une startup dont la mission était de trouver des stages à l'étranger pour les étudiants. Le fameux échec qui permet à Anaïs de réaliser que le goût de l'international et de l'éducation étaient au cœur même de ses envies. Aujourd'hui est donc le début d'une nouvelle aventure qui va l'emmener pendant un an dans un tour du monde d'observation des systèmes scolaires, tour sous la bienveillance d'International au féminin, dont le réseau est une aide précieuse pour le networking d'Anaïs. « C'est notre rôle d'accompagner Anaïs et de lui offrir la possibilité de profiter de notre réseau international. Il est primordial qu'elle rencontre d'autres femmes qui comme elle, se sont lancées et ont rencontré les mêmes difficultés. C'est là toute l'importance des rôles modèles, à condition qu'ils soient accessibles. Souvent les femmes choisies comme exemple, sont des super women inaccessibles, dont le parcours très long peut avoir un effet démotivant et effrayant à considérer la distance qu'il reste à faire pour atteindre l'objectif. Il est essentiel de démocratiser les rôles modèles : des femmes inconnues et au parcours incroyables, il en existe beaucoup. Celles qui réussissent ne sont pas toujours des têtes d'affiches. Il est de notre responsabilité de les révéler si nous voulons changer les codes et casser les mentalités. Tout comme il est indispensable de s'inspirer de ce qui se passe ailleurs. C'est la force de notre réseau. Il suffit par exemple que je vous dise qu'en Chine (et contrairement en France) on compte, si ce n'est plus, autant d'ingénieurs hommes que femmes. C'est donc la preuve que c'est possible ».

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