Bandeau Women For Future

Le mentorat, un levier vers l’égalité : duo 4

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Marie Eloy, Fondatrice du réseau Femmes de Bretagne et co-fondatrice de Bouge ta boite est mentor de Camille Traverse,
Fondatrice de PreppySport
Marie Eloy, Fondatrice du réseau Femmes de Bretagne et co-fondatrice de Bouge ta boite est mentor de Camille Traverse, Fondatrice de PreppySport (Crédits : DR)
Six duos inspirants ont participé à la grande soirée Women For Future le 11 décembre 2017 au Théâtre de La Madeleine. Des femmes de différentes générations, issues de territoires et de secteurs variés, qui se sont choisies mutuellement pour faire une partie du chemin entrepreneurial ensemble. Mentor et mentee ont chacune des expériences à partager. Et initient, en véritables rôles modèles, la nouvelle génération du leadership au féminin. Rencontre avec le quatrième duo.

Ces deux-là se sont rencontrées façon coup de foudre lors d'un événement consacré à l'entrepreneuriat au féminin. « J'avais 26 ans, je venais de créer mon entreprise à Dinard, j'étais très motivée mais il me manquait certaines clés pour avancer », se souvient Camille Traverse, qui deux ans plus tard peut s'enorgueillir d'avoir franchement bien développer sa startup Preppy Sport, le premier vide sellerie en ligne sécurisé. Partie de très peu, si ce n'est l'idée que seule une cavalière aguerrie pouvait lancer, l'entreprise compte aujourd'hui 6 collaborateurs et affiche un chiffre d'affaires de 300 000 euros ; vend dans toute la France et même dans les villes européennes alors que le site ne possède pas encore de version anglaise. Un joli succès accompagné par le mentorat de Marie Eloy, qui du haut de sa petit quarantaine, a déjà vécu plus d'une vie en une. Ancienne journaliste, co-créatrice d'une école Montessori, fondatrice du réseau Femmes de Bretagne en 2014 et tout récemment de Bouge ta boite, l'écosystème business des entrepreneurEs. « J'ai reçu les bienfaits d'un mentor, je connais l'importance de l'identification. On ne peut s'inspirer que de ce qui existe déjà. C'est d'ailleurs pour cela que j'ai créé un réseau de femmes entrepreneures en Bretagne ; territoire dans lequel on manquait cruellement d'exemples. Or il est difficile de suivre un chemin quand il n'est pas tracé. C'est si essentiel de se libérer des clichés et surtout d'en libérer les femmes elles-mêmes. L'exemple le plus courant c'est : oui, il est possible de diriger une entreprise tout en étant mère. Et c'est en montrant l'exemple que l'on suscite des vocations ; même si tout n'est pas lisse. Car il ne s'agit pas d'embellir les choses mais de transmettre les expériences avec authenticité et bienveillance ». Ah, ces fameux stéréotypes qui ont la vie dure ! Camille elle-même en a fait les frais, qui avant de rencontrer Marie ne se sentait pas capable de développer un business plan, et tout simplement de parler business, ce qui somme toute, reste indispensable pour tout entrepreneur qui se respecte. « Aujourd'hui, je ne me freine plus et je peux dire que j'ai adopté une attitude managériale dotée d'une vision stratégique ». Comme quoi la transmission d'un savoir-être entrepreneurial est plus qu'une nécessité de réseautage, c'est un atout majeur pour mener à bien le développement de son entreprise. Le fait que les femmes ne se sentent pas à leur place dans une compétitivité de business n'est que le fruit d'une histoire culturelle dont le poids est encore lourd à porter. De nouvelles transmissions sont en jeu, et les réseaux féminins en sont les premiers acteurs. « J'ai appris beaucoup de choses sur Internet au moment où j'ai créé mon entreprise. Mais rien ne pourra remplacer les rapports humains et l'échange. C'est grâce à cela que j'ai pu affronter mes peurs et oser aborder la finance et le développement sans complexe », conclut Camille.

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