Fermeture de Philips à Dreux : Estrosi joue les "go between"

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Dans un communiqué, le ministre de l'Industrie souligne qu'il réunira jeudi direction et syndicats de l'usine Philips de Dreux et qu'il s'attachera à réunir "toutes les conditions nécessaires à la reprise du dialogue social."

Christian Estrosi reçevra jeudi syndicats et direction de l'usine Philips EGP de Dreux (Eure-et-Loir) où les salariés se mobilisent contre la fermeture du site de fabrication de téléviseurs à écran plasma. Dans un communiqué, le ministre de l'Industrie souligne mardi qu'il s'attachera à réunir "toutes les conditions nécessaires à la reprise du dialogue social."

Il ajoute qu'il sera "particulièrement attentif" à la décision qui sera rendue par le tribunal de Chartres, saisi d'un recours en référé par les syndicats, estimant que la procédure n'a pas été respectée. L'audience aura lieu mercredi mais la décision pourrait n'être rendue que dans la soirée ou jeudi, a indiqué l'un des défenseurs des syndicats, Me Sandra Renda. "Les juges vont certainement se donner du temps", a-t-elle dit. Les salariés, qui tentaient de gérer l'usine depuis le mois de janvier sous forme de coopérative ouvrière, ont été invités par lettre à ne pas aller travailler lundi dernier.

Au total, 212 personnes pourraient perdre leur emploi, après une première vague de 279 licenciements l'an dernier. Les salariés se sont rassemblés devant l'usine lundi et mardi pour dénoncer la "brutalité" de la direction, qui a proposé aux salariés des emplois en Hongrie. Christian Estrosi dit "comprendre parfaitement le choc ressenti par les salariés qui, non seulement voient leur usine fermer, mais se voient notifier par courrier une proposition d'emploi en Hongrie, un pays dont ils ne maîtrisent pas la langue, pour une faible rémunération." "Et, même s'il s'agit d'une démarche liée à une obligation légale, elle ne contribue pas, loin de là, à apaiser les relations entre les salariés et la direction", écrit-il.

Il précise qu'il "ne s'interdit pas" de faire des propositions permettant de faire évoluer cette législation.
La présidente du Medef, Laurence Parisot, a regretté que le droit du travail oblige les entreprises à faire des propositions parfois incongrues telles qu'un emploi à l'étranger. "Bien sûr que ça ressemble à une provocation, mais c'est surtout, me semble-t-il, la conséquence de l'absurdité de notre droit du travail qui oblige l'employeur à formuler ce type de proposition", avait-elle dit lundi sur France 2. Christian Estrosi avait auparavant indiqué que l'usine de Dreux serait notamment remplacée par un centre d'appels qui créerait 300 emplois.

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