Nokia Siemens et Alcatel-Lucent construiront le réseau de Free Mobile
Olivier Pinaud
Olivier Pinaud
C'est un petit contrat à l'échelle des télécoms, 200 millions d'euros environ. Mais c'est un contrat suffisamment stratégique pour que Rajeev Suri, le directeur général de Nokia Siemens, le confirme dans un sourire lors de la conférence de presse de son groupe au Mobile World Congress. Comme l'a indiqué lundi matin latribune.fr, le groupe a été retenu par Free Mobile pour construire le réseau du quatrième opérateur de téléphonie français.
Alcatel-Lucent fait également partie des heureux élus, mais pour une part un peu moins importante. En revanche, Huawei et surtout Ericsson, qui a longtemps fait figure de favori, n'ont pas été retenus. Les premiers équipements devraient être déployés vers la fin de cette année alors que Free Mobile est actuellement en train de constituer son équipe technique.
Ce contrat a suscité une vive concurrence entre les différents équipementiers. Pas pour son montant mais pour l'occasion unique d'entrer chez un nouvel opérateur. Tous les groupes, et pas seulement le chinois Huawei, ont fait d'importants efforts pour rendre leur offre la plus compétitive possible. « Nokia Siemens, qui a récemment perdu une partie importante de son contrat chez SFR, était celui qui avait le plus besoin d'entrer chez Free Mobile pour préserver son chiffre d'affaires en France », décrypte un bon connaisseur du secteur. Alcatel-Lucent, même s'il travaille déjà avec les trois autres opérateurs pour tester la technologie de nouvelle génération (LTE), devait pour sa part prouver qu'il reste maître à la maison.
La partie n'est pas totalement finie. Le contrat actuel ne porte que sur les équipements, c?ur de réseau (les systèmes qui organisent le trafic) et appareils radio (les antennes et boîtes qui émettent et reçoivent les ondes). Les services (supervision du réseau et du trafic...) ne sont pas encore attribués. Et selon un dirigeant, le montant pourrait être plus conséquent.
Olivier Pinaud
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