"Le Nouvel Obs" passe à la vitesse supérieure sur la Toile

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Fusion des rédactions web et papier, lancement d'un site participatif, Le Nouvel Observateur affiche de fortes ambitions sur Internet. Le magazine s'offre lui une nouvelle maquette.

Premier groupe à se lancer sur le Web, Le Nouvel Observateur avait fini par se faire distancer par son principal concurrent L'Express. Aujourd'hui, le premier "news magazine" français veut rattraper ce retard et dévoile un projet "ambitieux" sur la Toile, pour reprendre les termes de Claude Perdriel, 85 ans, propriétaire du groupe Nouvel Obs et toujours aux manettes.

Politique de diversification pour rentabiliser le site

"L'avenir, c'est le web, c'est comme ça que nous nous en sortirons", a déclaré lors d'une rencontre avec la presse Claude Perdriel qui ajoute tout de même qu'un groupe de presse "ne peut pas gagner de l'argent sur Internet avec de l'info pure". Selon lui, le modèle économique passe donc par une politique de diversification, a-t-il souligné, plaidant pour une "politique de diversification" et notamment la vente de produits dérivées.

Fusion des rédactions

Pour mener à bien son projet, le Nouvel Observateur a commencé par fusionner la rédaction Web avec celle du papier et dans la foulée, une dizaine de personnes a été embauchée, notamment le nouveau patron du site, Aurélien Viers. Sur le fond, Claude Perdriel a rappelé sa volonté de proposer un journal quotidien en ligne. Internet permet "avoir quotidiennement des scoops, d'être avant l'AFP, de donner de l'info fraîche et renouvelée", a-t-il assuré. Et de rappeler que le site du magazine pouvait désormais s'appuyer sur près de 160 journalistes. Le groupe va également lancer mi-mai son site participatif baptisé participatif baptisé  "Plus".

Le Nouvel Observateur, qui n'avait pratiquement pas touché à sa maquette depuis vingt-cinq ans, s'offre également un sérieux lifting dans sa version papier. Parmi les nouveautés éditoriales annoncées par Laurent Joffrin, le patron des rédactions, une enquête inédite chaque semaine, ou encore une rubrique "Téléphone rouge" qui passe de quatre à huit pages.

Le premier "news" français

Claude Perdriel a par ailleurs précisé que les comptes du magazine étaient "équilibrés" en 2010 tandis que le site avait lui, perdu 1,7 million d'euros. Selon l'OJD (organisme chargé de certifié la diffusion de la presse), Le Nouvel Observateur a enregistré une diffusion France payée l'an dernier de 502.442 exemplaires (en très légère progression), faisant du titre de loin le premier news français devant L'Express (436.700 exemplaires). En mars 2011, le site a généré 14,7 millions de visiteurs uniques.

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Commentaires
a écrit le 05/05/2011 à 7:14 :
Trois jours que ce titre traine à la une de la Tribune.(très très rare) Vu les réactions le Nouvel Obs passionne vraiment les foules !!!!!

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