4% des Français lisent des livres numériques et 35% écoutent de la musique en "streaming"

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Les craintes liées à la protection des données personnelles restent le principal frein au développement du Net.

Balbutiante, la tendance n'en est pas moins réelle. Alors que les tablettes font une entrée progressive dans les foyers (4 % d'équipement en juin dernier), le grand public se met timidement à lire des livres numériques. Ainsi, désormais 4 % de la population française lit des livres sur un écran d'ordinateur, un mobile ou une tablette, indique l'étude annuelle réalisée par le Crédoc et le régulateur télécoms (Arcep). Il y aurait déjà 2 millions de lecteurs en numérique, un chiffre honorable si on le compare à la pratique de lecture de livres papier, moins répandue que d'autres activités culturelles (musique, cinéma...). Mais cette pratique devrait croître. 16 % des personnes interrogées assurent qu'à l'avenir elles liront des livres numériques.

En attendant, le public écoute plus de musique en « streaming » (35 % de la population interrogée) qu'il ne télécharge (21 %), signe d'une évolution des usages. À l'appui de ces chiffres, l'explosion des sites de streaming de musique, Spotify et de Deezer, aidé par des accords conclus avec des opérateurs télécoms comme Orange ou le réseau social Facebook.

Même tendance observée sur les films ou les séries : 25 % des internautes interrogés optent pour le streaming, quand 15 % disent télécharger. Évidemment, indique l'étude, les internautes étant peu enclins à avouer les pratiques illégales, ces « chiffres ont tendance à minorer les pratiques réelles ».

Désormais, en France, 69 % des foyers sont équipés d'Internet, derrière la Suède ou le Danemark, mais devant la Grande-Bretagne ou l'Allemagne. Et 74 % des internautes surfent quotidiennement. Les Français sont du coup devenus accros au Net. 41 % des internautes avouent avoir « du mal à se passer d'Internet plus de trois jours », et 46 % emportent leur portable en vacances. Ce qui ne les empêche pas de se méfier de la Toile. Ainsi, le public, qui en outre fait un usage massif des réseaux sociaux (40 % d'inscrits contre 23 % en 2009), pointe comme premier frein au développement du Net les craintes liées à la protection des données personnelles qu'il estime insuffisamment protégées. Cette peur est décuplée lorsqu'ils font des achats en ligne.

Fracture numérique

Si la population est majoritairement équipée en ordinateur et en mobile, la fracture numérique persiste. Ce sont désormais les niveaux d'équipement de la population qui font la différence, les plus fortunés possédant plusieurs ordinateurs, des smartphones, voire une tablette. Autre fracture, celle de l'âge : « 97 % des 12-17 ans disposent d'une connexion à domicile, contre 27 % des 70 ans et plus ».

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Commentaires
a écrit le 16/12/2011 à 9:41 :
Je doute du fait qu'il y aurait 4 pourcent des français qui lisent des livres . Donc 4 pourcent en numérique??! Ne serait-il plutôt que 4 pourcent des gens qui lisent des livres les lisent sur support numérique?
a écrit le 16/12/2011 à 8:41 :
Il serait quand même important de rappeler que ces histoires d?achats de publications ou ?uvres liés à certains appareils ou magasins en ligne ne sont en rien une fatalité, qu?autre chose serait possible, et qu?il ne s?agit même pas d?histoire de formats(--cf web--), mais avant tout de structure entre acteurs et du besoin d?une nouvelle fonction, un peu plus développé ci dessous :
http://iiscn.wordpress.com/2011/05/15/concepts-economie-numerique-draft/

Ce qui par ailleurs, adresserait aussi la problématique données personnelles :
http://iiscn.wordpress.com/2011/06/29/idenum-une-mauvaise-idee/

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