Le président du CSA veut réunir gendarmes des médias et des télécoms

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Michel Boyon, président du Conseil supérieur de l'audiovisuel. - Copyright Reuters
Michel Boyon, président du Conseil supérieur de l'audiovisuel. - Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Michel Boyon, le président du Conseil supérieur de l'audiovisuel a plaidé, mardi lors d'un colloque, pour un rapprochement entre l'organisme qu'il préside et l'Arcep, régulateur des télécoms. Pour lui, le rôle de ce dernier dépasse la surveillance de la concurrence.

Nicolas Sarkozy, alors candidat à la présidentielle, défendait cette idée. Michel Boyon, président du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA)  l'a lui-même évoqué mardi: il souhaite fusionner le CSA et l'Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes). "On peut imaginer un président unique chapeautant deux collèges, l'un pour les contenus et l'autre pour les réseaux. On peut aussi imaginer qu'il n'y ait qu'un seul collège", a-t-il lancé lors d'un colloque organisé par NPA Conseil et le Figaro. "Quand on m'interroge à l'étranger sur la multitude d'autorités de régulation en France, CSA, Arcep, Hadopi, Arjel, mes interlocuteurs ont du mal à comprendre, c'est trop compliqué", a-til expliqué, rapporte le Nouvel Observateur.

"S'il doit y avoir une fusion entre le CSA et l'Arcep, il faut la faire dès 2013 et non pas attendre une prochaine loi audiovisuelle en 2018.", a ajouté le président du CSA, selon le Figaro. D'après lui, "l'Arcep est de plus en plus souvent amenée, sans doute à son corps défendant, à prendre position sur des sujets qui n'ont rien à voir avec le droit de la concurrence, comme la neutralité du Net ou la qualité des réseaux. Or ces différentes questions ont forcément des conséquences sur les programmes de télévision et leur distribution. Nous vivons un moment d'accélération des mutations, et il n'y aura qu'une seule loi sur l'audiovisuel au cours du quinquennat". Il appelle donc le gouvernement à réfléchir à cette solution dans le cadre de la loi sur l'audiovisuel qui doit être votée l'an prochain.

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Commentaires
a écrit le 27/06/2012 à 16:11 :
Que cette bande d'incapables inféodés aux politiques et à l'étatisme version rose ne vienne pas nous pourir un peu plus notre espace vital. Il est déjà bien assez qu'on dusse subir le racket de l'état justement sur la taxe audiovisuelle, y compris pour ceux de plus en plus nombreux qui ne regardent plus aucune émission de service public ou la télévision tout court, ce qui est mon cas par exemple, mais qui doivent payer au titre qu'ils ont une connexion internet. A quand l'obligation de payer des PV pour excès de vitesse quand on conduira une voiture qui pourrait dépasser la vitesse limite autorisée?
Réponse de le 27/06/2012 à 17:22 :
"il est déjà bien assez qu'on dusse subir " euh... que l'on doive selon la règle de la concordance des temps.
Pas grave, comme disait Victor Hugo, "la forme, c'est le fond qui remonte à la surface" ... ;-)
Réponse de le 27/06/2012 à 18:07 :
Oui vous avez raison, mais j'avais commencé ma phrase en pensant séparer avant et après la modification de l'assiette pour comprendre les ordinateurs et je me suis laissé emporter. Merci.
Sinon, vous bossez depuis combien de temps au CSA?
Je plaisante! ;-)
a écrit le 27/06/2012 à 12:47 :
Ah, le CSA qui nous floute toutes nos images de TV veut aussi sévir sur Internet ? Pfff.

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