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Près de quatre ans de procès… pour rien. Gemalto, le fabricant de puces franco-néerlandais, qui se présente comme le « leader mondial de la sécurité numérique » (passeports, cartes d'identité), vient d'annoncer qu'il a perdu son procès pour violation de brevets concernant Android, le système d'exploitation mobile de Google. La Cour d'appel fédérale des Etats-Unis (Court of Appeals for the Federal Circuit) a rejeté son recours déposé en octobre 2010 à la fois contre Google lui-même mais aussi contre le constructeurs Samsung, HTC et Motorola (racheté peu après par le géant de l'Internet qui est en train de le revendre à Lenovo).
Gemalto les accusait d'avoir enfreint des technologies qu'il avait développées dans les années 1990 dans son centre de R&D du Texas, le système d'exploitation pour carte à puce Java Card (à l'époque au sein de la division carte de Schlumberger). Or la Cour « n'a pas entériné la structure des revendications des brevets concernant Android soumise par Gemalto. Les brevets impliqués dans ce litige demeurent valides » souligne l'entreprise.
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L'action Gemalto perd près de 2% en Bourse ce vendredi. Une victoire aurait pu lui permettre d'obtenir soit des dommages ponctuels soit le paiement de redevances de licences pouvant atteindre 30 à 50 millions d'euros selon les analystes d'ING cités par Reuters.
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